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| Astres.
- Dans la mythologie grecque, les astres
étaient les enfants d'Astréus et d'Héribée.
Ils étaient des Titans, qui, voulant détrôner
le maître des dieux, demeurèrent
en partie attachés au ciel, et furent en
partie foudroyés. Dans la Bible, les astres ont un statut
tout différent, mais le monothéisme qui, a priori, ne devrait
leur laisser d'autre place que celle de parties de la Création de
second plan, a tardé à les dégager de la gangue animiste
qu'ils on gardé dans les éléments à partir
desquels se sont constituées les religions à Dieu unique
:
Les
astres dans la Bible.
Le nombre des étoiles passait pour infini.; et le Psalmiste, pour relever la grandeur de la magnificence de Dieu (Psalm. XLVI, 4); dit qu'il compte le nombre des étoiles, et qu'il les appelle toutes par leurs noms : Qui numerat multi tudinem stellarum, et omnibus eis nomina vocat. ll est comme un roi qui fait la revue de son armée, et qui donne à tous ses soldats le nom qu'il juge à propos. Lorsque la Bible veut marquer une multiplication extraordinaire et innombrable, elle prend. sa similitude des étoiles du ciel, ou du sable de la mer (Genes. XV, 5, XXII, 17, XXVI, 4. Exod. XXXII, 13 etc.) : Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel. Job (Job. XXV 5) dit qu'aux yeux de Dieu, les étoiles elles -mêmes ne sont pas pures; qu'elles formaient un concert de musique en son honneur au commencement du monde (Job, XXXVIII, 7); et que Dieu les retient comme sous la clef, et empêche qu'elles ne paraissent, quand il juge à propos (Job, IX, 7). Dans les temps de disgrâces et de calamités publiques, on dit que les étoiles retirent leur lumière, et sont couvertes de ténèbres (Ezech. XXXII, 7. Joel. II, 1, III, 20), qu'elles tombent du ciel, et qu'elles disparaissent (Matth. XXIV, 29. Marc. XIII, 25). Ce sont des expressions figurées et expressives, que les explications ne font qu'atténuer et affaiblir. Amos (Amos, v, 26) dit que les Israélites dans le désert portaient un astre, ou une étoile, à qui ils rendaient des honneurs divins : Portastis sidus dei vestri. Job (Job, IX, 9 et XXXVIII, 31) parle en deux endroits des quatre principales constellations qui étaient connues des anciens : l'Ourse, l'Orion, les Hyades, et l'Etoile du midi. Amos (Amos v, 26) parlant de l'idolâtrie des Israélites dans le désert, nous apprend qu'ils ont porté l'étoile de leurs dieux. On demande quelle est cette étoile, ou cet astre; car, sous le nom d'étoile, les Juifs comprenaient les planètes et les autres astres. Les uns (Grot. Lud. de Dieu. Scaliger., etc.) croient que c'était la figure de la planète de Saturne; et ce sentiment est assez commun d'autres croient que c'est la Lune; mais il n'est pas sûr qu'on l'a comprise sous le nom d'étoile. Les Septante ont lu : L'astre de votre dieu Rempham (parfois assimilé par les commentateurs de la Bible à Saturne). La Genèse, pour précautionner les Hébreux contre la pratique qui régnait dans presque tout l'Orient, d'adorer le Soleil, la Lune et les astres, dit, tout au commencement de la création du monde, que Yahveh leur donna l'être, et les tira du sein de la matière, qu'il avait produite du néant (Genèse, I, 14, 15, 16). Le Livre de Job (XXXVIII, 7) décrit les astres au commencement du monde, qui louent le Créateur; et Isaïe (XIV, 13), fait dire à Lucifer dans sa révolte : Je monterai dans les cieux, j'élèverai mon trône sur les astres, je m'assiérai sur la montagne du testament, etc. Prenez garde, lit-on
dans le Deutéronome A certaines époques, les auteurs juifs ont donné beaucoup aux influences des astres. Ainsi, à l'époque alexandrine, Philon leur attribue une très grande part à tout ce qui arrive sur la Terre. Il dit ailleurs que les astres sont non seulement des animaux, mais même qu'ils sont des esprits très purs; que l'air est plein d'animaux, ou d'esprits, qui en descendent continuellement pour animer les corps; il avait puisé ces sentiments dans Platon, son maître. Origène a eu les mêmes conceptions. Le rabbins médiévaux (Maïmonide, notamment), donnent de même de l'intelligence au ciel et aux étoiles; ils tiennent qu'elles connaissent Dieu, qu'elles se connaissent ellesmêmes, que Dieu est l'objet de leurs désirs, que leurs connaissances et leurs actions Sont plus parfaites que celles de l'humaoin. Maïmonide dit qu'il n'y a pas de dispute, entre les sages sur le sujet des astres : ils conviennent tous qu'ils ont une grande influence sur la génération et la corruption des corps sublunaires. Quelques-uns attribuent la direction des événements plutôt aux anges qu'aux étoiles; mais d'autres soutiennent que ce sont les astres qui versent leurs influences sur la Terre : chaque herbe a, selon eux, son étoile particulière, dont elle reçoit sa vertu; cette vertu s'étend même sur le corps humain et sur les principales actions de la vie. Cela toutefois ne détruit pas la liberté de l'humain; les planètes ne leur imposent aucune nécessité ; leurs effets tombent principalement sur nos corps, sur la santé , sur la complexion et sur tout ce qui en dépend. La Bible semble
quelquefois donner du sentiment aux astres : on nous dit que les astres
louaient Yahveh au commencement du monde (Job, XXXVIII, 7) : on
invite le Soleil, la Lune et les étoiles à louer le Seigneur
: on dit que la Lune retire sa lumière, qu'elfe obéit à
la voix de Josué; que .le Soleil s'arrête au commandement
de ce chef du peuple de Dieu; que le Soleil se lève comme un époux,
qui sort de sa chambre nuptiale (Psaumes, XVIII, 6). Moïse
semble favoriser le sentiment qui attribue des influences au Soleil et
à la Lune, lorsqu'il promet à Joseph (Deutéronome |
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