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Pemberton (Henry). - savant et polygraphe né à Londres en 1694, mort à Oxford le 9 mars 1774.  Il étudia la médecine à Leyde, sous Boerhaave, sans négliger les mathématiques, pour lesquelles il avait une prédilection. Ce fut à Paris qu'il s'affermit dans la connaissance de l'anatomie. Il revint à Londres  avec l'intention d'y exercer son art; mais la faiblesse de sa santé lui lit préférer le travail du cabinet. Il se lia intimement quelques esprits de son temps, tels le médecin Mead, et Newton, qu'il aida à préparer une édition nouvelle de ses Principia. Ayant été nomme professeur de médecine au collège Gresham d'Oxford. il y donna un cours de leçons sur la chimie qu'il améliora plusieurs fois, et qui fut publié l'année de sa mort. Pemberton fut l'auteur de bien d'autres ouvrages et études, dont on donnera ci-dessous un aperçu. Suivant les biographes anglais qui nous ont servi de guides, ces oeuvres se distinguent par l'exactitude et la clarté, mais le style en est diffus et Ion y voit trop le travail de l'auteur.


En bibliothèque - Pembertona publié : View of sir lsaac Newton's philosophy, Londres, 1728 in-4°. Et, parmi ses autres écrits on cite, en 1741, un opuscule sur le théorème de Cotes, qui a contribué à établir, selon Montucla, que les découvertes mêmes de Newton se trouvent dans Barrow et Fermat, et celles de ces derniers dans Archimède; Cours de physiologie en vingt leçons, Londres, 1773; De facultate oculi qua ad diversas rerum conspectarum distantias se accommodas, Gaeltingen. 1751, in-4°; Observations sur la poésie, spécialement sur la poésie épique (à I'occasion du poème Léonidas, de Glover);  Plan d'un État libre, ayant un roi à sa tête inédit; Sur l'ode des Anciens, morceau inséré dans la préface de la traduction de Pindare par West; Sur la dispute concernant les fluxions, dans le deuxième volume des Oeuvres de Robins (Pemberton avait beaucoup contribué à faire connaître ce savant encore obscur);  Sur la réformation du calendrier; Sur la réduction du poids et des mesures à un seul étalon; Dissertation sur les éclipses, etc. 

De nombreux mémoires communiqués par lui à la société royale sont imprimés dans les Transactions philosophiques, du 32e au au 62e volume. Il soutint une longue controverse avec Philalethes Cambrigiensis (le docteur Jurin), dans les Ouvrages des savants, de 1737,1738 et 1739. Onlui doit une édition perfectionnée de la Pharmacopée anglaise, qu'il donna sur l'invitation du collège des médecins de Londres, 1746, in-8; traduite en français, Paris, 1761, in-4°. 

Après sa mort, on trouva parmi ses papiers plusieurs écrits notables, entre autres : Histoire abrégée de la trigonométrie, depuis Ménélas jusqu'à Napier; - Commentaire sur une traduction anglaise des Principia de Newton; - Dissertation sur la vis d'Archimède; - Perfectionnement du jaugeage; - Dissertations sur la projection sphérique, sur celle de Mercator; - Notations de divers problèmes d'astronomie appliqués surtout à la
navigation, sur le calcul de la marche d'une comète dans une orbite parabolique. 

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Dictionnaire biographique
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