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Livre d'Ezéchiel.
- Les volumes de discours prophétiques que la Bible attribue
à Isaïe, contemporain d'Achaz et d'Ezéchias, et à
Jérémie, contemporain de Josias et de Sédécias,
sont suivis par un important recueil attribué à un certain
Ezéchiel.
Cet Ezéchiel, entraîné dans la déportation de
598 qui devança de dix années la destruction finale de Jérusalem,
aurait exercé son ministère prophétique en Mésopotamie
ou Chaldée sur les bords de la rivière Chaboras, affluent
de l'Euphrate.
Son livre comprend tout particulièrement
des censures, parfois de la plus incroyable véhémence, et
ou l'auteur n'a pas reculé devant l'emploi de couleurs assez crues;
l'écrivain déclare que les calamités qui sont venues
fondre sur ses concitoyens et les catastrophes, plus terribles encore,
qui les menacent, ne sont que la juste punition de leurs forfaits, tout
particulièrement d'une abominable idolâtrie. Jérusalem
et la Judée ont été souillées par les actes
les plus monstrueux et ces crimes ont provoqué le courroux céleste.
Ces discours sont entremêlés
de visions et d'actes symboliques, parfois bizarres et compliqués,
mais souvent du plus grand effet. Après que la destruction de Jérusalem
a été consommée, Ezéchiel tourne ses regards
du côté de l'avenir. II décrit, sous la forme d'une
vision, mais avec une précision qui a engagé les archéologues
à en essayer la restitution, les dispositions du temple qui s'élèvera
sur les ruines du sanctuaire détruit par les Chaldéens et
donne les indications les plus minutieuses sur les services du culte et
l'organisation du clergé.
Jusqu'à la fin du XIXe siècle
temps, on s'est borné à commenter l'écrit d'Ezéchiel
sans soulever la question d'authenticité; mais, en présence
d'une série de faits et d'observations qu'il n'est pas permis de
négliger, on est conduit à se demander si ce livre n'est
pas tout simplement l'oeuvre d'une fiction littéraire, analogue
à celle à laquelle nous devons le livre de Daniel.
(M. Vernes). |
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