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Un
certain nombre de verbes dérivés
sont formés à l'aide d'un suffixe qui indique la répétition
de l'action, et sont appelés pour cette raison fréquentatifs;
mais les différentes langues n'ont pas
adopté de type uniforme pour marquer l'action répétée,
et chacune a usé de suffixes spéciaux pour former ces verbes.
En latin,
par exemple, nous rencontrons les terminaisons tare dans tentare,
factare, qui sont en réalité les fréquentatifs
de tenere, facere; puis itare, dans volitare,
clamitare; enfin titare, dans lectitare, factitare,
etc.
Le grec
a une classe particulière de prétérits fréquentatifs,
dits plus habituellement itératifs, propres au dialecte ionien,
et très employés par Homère
et Hérodote, ainsi que par les poètes
épiques postérieurs. Ils sont formés sur des thèmes
de présents ou d'aoristes à l'aide du suffixe sk,
et se conjuguent thématiquement; ils ne prennent jamais l'augment,
à part quelques exceptions dans Homère.
On appelle quelquefois
fréquentatif l'intensif du sanscrit.
Les langues modernes ont également à leur disposition un
certain nombre de terminaisons qui expriment la répétition
: en français, ailler,
oter; en italien, acchiare;
en espagnol et en portugais,
ucar; en wallon, ërire,
etc.; mais elles donnent souvent en même temps au verbe
la valeur d'un diminutif, et l'usage seul indique ces nuances. |
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