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Venin (zoologie,
physiologie,
biochimie). - Un grand nombre d'animaux possèdent
des appareils à venin constituant des armes de défense. Le
dispositif de ces appareils varie avec les espèces.
Chez les insectes, c'est généralement
du coté de l'appareil génital
que l'on trouve le système venimeux, tels l'aiguillon
et la glande de l'abeille. Cependant l'araignée
possède son appareil venimeux dans la cavité buccale. Certains
poissons,
comme la vive, le machoiron, ont des
nageoires
dorsales garnies d'épines manies d'un appareil venimeux. Les batraciens
crapaud, salamandres, etc., possèdent des glandes
cutanées venimeuses; les serpents ont
un système dentaire organisé spécialement pour permettre
l'inoculation dans la plaie du venin sécrété par une
glande labiale. Parmi les mammifères,
certains rongeurs et l'ornithorynque possèdent également
du venin.
Les premières recherches sur le
venin des serpents ont été faites en 1843 par le prince Lucien
Bonaparte; il vit que le principe toxique était précipitable
par l'alcool et lui donna le nom de vipérine. En 1860, Weir Mitchel
reconnut que la substance active était de nature albumineuse,
et depuis on a été conduit à admettre l'existence
de plusieurs substances différentes du groupe des protéines,
d'une toxicité variable. |
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