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Le Voyage de
M. Perrichon, comédie en
quatre actes, en prose, de Labiche et Édouard Martin (Gymnase, 1860).
- M. Perrichon, carrossier retiré des affaires avec 40000 francs
de rente, et un peu parent de Joseph Prudhomme, entreprend avec sa femme
et sa fille un voyage « au sein de
la pittoresque Helvétie ». Ils partent «Adieu, France,
reine des nations! » Mais avec eux partent aussi Armand et Daniel,
des amis épris tous deux de Mlle Perrichon; ils se sont promis que
chacun ferait sa cour et que le moins bien accueilli céderait loyalement
la place à l'autre. Qui l'emportera? Armand sauve la vie à
Perrichon qui, ayant voulu monter à cheval, a failli descendre dans
un précipice... et Perrichon se prend à détester ce
témoin de sa maladresse. Daniel, plus adroit, se fait sauver par
Perrichon, et celui-ci l'adore, ne peut plus se passer de lui, tant il
a plaisir à contempler le témoin vivant de sa haute valeur.
Daniel a donc pour lui le père; mais les choses changent de face
quand Berrichon apprend qu'il a été le jouet d'une ruse de
l'astucieux jeune homme. C'est donc Armand qu'il choisit pour gendre, préférant
encore avoir été sauvé que berné. L'humour
et la verve ne tarissent pas dans cette pièce charmante, où
l'on a pu remarquer en outre une idée de haute comédie, mise
en valeur par de très fines observations. |
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