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Théodicée

Théodicée (du grec théos = Dieu, et dikè = justification). - Ce mot fut introduit dans la philosophie par Leibniz, qui l'employa dans un ouvrage ayant pour titre : Essais de Théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal : il se proposait de repousser les attaques dirigées contre la providence, les objections tirées de l'existence du mal contre la bonté divine, et de concilier la liberté humaine avec la sagesse suprême qui a tout prévu et tout ordonné d'avance. 

II ne faut donc pas confondre la théodicée avec la théologie rationnelle (Rationalisme), dont elle n'est qu'une partie. En Allemagne, les questions qu'elle embrasse étaient comprises dans la métaphysique; en France, elle fut désignée dans l'enseignement comme une partie de la philosophie, qui a pour objet de démontrer l'existence de Dieu, d'énumérer ses principaux attributs, d'étudier sa sagesse dans le plan de l'univers, afin de mieux pénétrer ses desseins sur l'humain, et d'apprendre à celui-ci, avec sa propre destination, ses devoirs envers le Créateur.

Avant Leibniz, les questions dont s'occupe la théodicée avaient été traitées plus ou moins directement, surtout dans Platon, Cicéron, Sénèque; on peut même citer, avant eux, le Livre de Job. Depuis la Théodicée de Leibniz on a écrit sur le même sujet, entre autres ouvrages : De origine mali, de W. King; De la Providence, par G. Sherlock; la Théodicée chrétienne de Mgr Maret. Kant a laissé un petit écrit intitulé Du mauvais succès de tous les essais philosophiques en théodicée. (R.).

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