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Les Repues franches,
recueil de petits poèmes de la fin du XVe
siècle, attribués à tort à Villon,
qui en est seulement l'un des acteurs. Ces poèmes sont écrits
dans la forme habituelle à Villon, mais on n'y retrouve ni son esprit
ni son style. Le titre, en français moderne, serait : l'Art de
trouver à manger et à boire sans bourse délier.
La première "repue" nous raconte comment Villon se procura un jour
du poisson : il achète un panier de marée, et envoie le marchand,
pour le règlement du compte, à un "penancier" (pénitencier),
qu'il a prévenu d'avance qu'il allait avoir un fou à exorciser
: plus le marchand réclame son argent, plus on l'arrose d'eau bénite,
tour attribué à de tout autres personnages et déjà
raconté au XIIIe siècle dans
le fabliau des Trois Aveugles de Compiègne.
La plupart des autres "repues" paraissent aussi n'être que
des remaniements de récits antérieurs. Les Repues franches
sont imprimées à la suite de la plupart des éditions
anciennes de Villon. |
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