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Traité
de la République, par Jean Bodin. -
Par cet ouvrage, Bodin est en quelque sorte le fondateur de la science
politique en France
et le précurseur de Montesquieu. Il
prend le mot de république dans un sens primitif : administration
(de la chose publique). Un premier livre est consacré à la
notion même de I'Etat. Comme la famille, l'Etat a pour fin le droit
gouvernement, c'est-à-dire des droits de la justice et de la raison,
et non l'intérêt, le bonheur des gouvernés; mais il
implique ce qui n'existe pas dans la famille, I'établissement d'une
puissance souveraine. Cette puissance souveraine n'est soumise aux lois
civiles, mais doit observer les lois naturelles et divines, qui l'empêchent
d'empiéter sur l'autorité familiale et lui interdisent de
lever des impôts sans le consentement du peuple. Dans un second livre,
Bodin étudie les différentes formes de l'Etat. Ses préférences
seraient pour l'aristocratie, moyen terme entre la démocratie et
la monarchie; mais, ce juste milieu étant très difficile
à obtenir, il se prononce pour la monarchie héréditaire.
Dans le troisième livre, Bodin traite des assemblées délibérantes,
magistrats, corporations, etc.; dans le quatrième, il traite des
causes de la grandeur ou de la décadence des républiques;
il consacre le cinquième à la justice, à la diplomatie
et à la guerre, et le sixième aux principes du gouvernement.
(NLI). |
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