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Océana,
titre d'un ouvrage publié en Angleterre
en 1656 par James Harrington, et dont Oliver Cromwell
accepta la dédicace. C'est une des utopies
célèbres, un plan de république
idéale. Selon Harrington, le gouvernement le plus parfait est celui
où la liberté existe dans une telle mesure qu'aucun homme
ne puisse espérer en obtenir davantage par suite d'une révolution,
et où cependant, s'il se trouvait par hasard un tel homme, les lois
soient assez puissantes pour s'opposer à la réalisation de
ses projets. II réfute la doctrine de Hobbes
sur la monarchie absolue, et, pensant que l'aristocratie
héréditaire et l'inégalité de fortune sont
la cause de toutes les révolutions, il établit dans sa république
un maximum de propriété immobilière (équivalent
de 200 à 500 F de revenu), la souveraineté du peuple, le
suffrage universel, un Sénat de 300 membres, une Chambre de 1 000
députés, un Conseil exécutif de 7 membres, tous électifs
et temporaires; il supprime toute hérédité, et donne
à tous une éducation commune. Une telle république
ne devait pas périr, disait-il, puisque la dissension ne pouvait
éclater dans son sein, et que l'histoire n'offre aucun exemple d'une
république conquise par les armes, sans que des fractions intestines
aient aidé l'ennemi. |
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