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Les Nuits,
titre d'une série de méditations en vers, publiées
à partir de 1740 par le poète anglais Young, frappé
de divers malheurs de famille. Ministre d'une religion sévère,
dans une secte qui en augmente encore l'austérité, Young
développe à 24 reprises ce seul et même thème,
qu'il nous faut tous mourir un jour : il fait de la mort, non le terme,
mais le but de la vie, et ce but, il veut que nous l'envisagions sans cesse.
Les
Nuits, traduites en prose française par Letourneur, eurent un
moment de grande vogue; Colardeau mit en vers les deux premières,
sans beaucoup de succès, et Baour-Lormian,
dans ses Veillées, en imita un certain nombre. |
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Les Nuits Attiques,
ouvrage latin d'Aulu-Gelle, qui eût été
mieux intitulé Veillées attiques. C'est, sous forme
d'entretiens, une compilation précieuse aux Modernes par beaucoup
de faits et de détails qu'on ne trouve plus que là et qui
aident à faire connaître l'antiquité. Aulu-Gelle avait
des livres et du loisir, et il passa bien du temps à réunir
des anecdotes et des extraits de toute espèce, sans autre souci
que celui de se distraire. Son livre, qu'il intitula Nuits attiques ,
en souvenir d'Athènes ,
son séjour favori, est une bizarre mosaïque où l'histoire
et la médecine, la grammaire et la morale,
les vers et la prose se heurtent à chaque page. |
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