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Le monde comme
volonté et comme représentation, par Schopenhauer,
première traduction française de Burdeau (Paris, 1888-1889).-
Toute la philosophie de Schopenhauer repose sur la distinction du monde
considéré comme phénomène
(théorie de l'intelligence)
et du monde considéré comme noumène
(théorie de la volonté). Tout ce
qui existe n'est objet que par rapport à
un sujet. Le monde est ma représentation,
et rien de plus. La représentation de la matière
provient de la loi de causalité,
et, pour Schopenhauer, causalité et matière sont une seule
et même chose.
Outre les phénomènes,
il faut cependant qu'il y ait, dans le monde, de l'être,
un noumène, un absolu.
En effet, si, comme phénomène, le monde est une représentation,
comme noumène il est volonté. La
volonté, qui est pour Schopenhauer
la chose en soi, n'est pas la volonté consciente;
c'est la volonté séparée de l'intelligence;
elle se retrouve dans l'animal ,
la plante
et le minéral. Il semble n'y avoir, entre cette volonté générale
et la notion de force, qu'une différence
de nom. Schopenhauer préfère le terme de volonté,
parce qu'il est a le seul qui n'a pas sa source dans le phénomène,
mais qui vient du dedans, qui sort de la conscience de chacun. |
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