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La Mer,
par Michelet (1861). - Ce livre, si plein de
poésie et de science, fait suite à l'Oiseau et à
l'Insecte. L'auteur n'a pas osé l'intituler : le Poisson.
La première partie, un Regard sur les mers, décrit
les sentiments qu'inspire d'abord l'aspect de la mer : l'effroi, la haine,
l'idée de la mort toujours présente. Là se trouve
l'émouvante peinture de la «-tempête
d'octobre 1859 » à Saint-Georges, à l'embouchure de
la Gironde. La deuxième partie, la Genèse de la
mer, fait contraste avec la précédente. Ici la mer, abîme
fécond où fermentent d' « innombrables germes, c'est
la vie, c'est la grande femelle du globe ». Suit la description superbe
et imagée de ses espèces les plus variées. La troisième
partie, la Conquête de la mer, contient un brillant historique
de la navigation et des découvertes maritimes; la quatrième,
la Renaissance par la mer, des considérations un peu imprévues
sur l'efficacité des bains de mer. On sent que l'inspiration de
l'auteur a tari après les deux premières parties de son oeuvre.. |
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La Mer, recueil de
poésies, par Jean Richepin (1886). - II y a, dans ce recueil, beaucoup
de rhétorique et de truculence, avec une certaine sincérité.
Le poète a connu les marins, a même partagé quelque
temps leur vie. De là, le sentiment de sympathie humaine que dénotent
quelques pièces. A citer, par exemple : les Pouillards, le Serment,
les Hâleurs, les Sardinières, et surtout la complainte
des Trois matelots de Groix. D'autres sont surtout remarquables
par le merveilleux talent descriptif de l'auteur. Vers la fin se trouvent
un certain nombre de poèmes cosmogoniques, dont on a dit qu'ils
sont vraiment des tours de force. Il faut leur préférer certains
tableaux de genre, certaines pochades à la Teniers, qui ont beaucoup
de saveur dans leur crudité pittoresque. |