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Le
Mariage forcé, comédie-ballet de Molière,
en un acte en prose (1664). Louis XIV y dansa.
- Le barbon Sganarelle
a promis le mariage à la coquette Dorimène; mais il a de
fortes raisons d'hésiter. Il se décide enfin, après
l'intervention du frère de Dorimène, Alcidas, qui lui propose
doucement, s'il n'épouse pas sa soeur, de se couper la gorge avec
lui. Les scènes les plus plaisantes sont celles où Sganarelle,
embarrassé, comme Panurge dans Rabelais,
consulte diverses personnes : un voisin, Géronimo, qui, fatigué
de lui donner des conseils que l'autre discute toujours, finit par le pousser
au mariage; puis deux philosophes, l'aristotélicien Pancrace et
le pyrrhonien Marphurius. Le premier, pédant bavard, ne le laisse
pas parler; le second ne lui dit ni oui ni non, et ne sort de son doute
systématique que pour se fâcher des coups de bâton que
lui donne Sganarelle, lequel répond à l'indignation du philosophe
en lui renvoyant ses propres formules dubitatives. L'idée de cette
scène, sauf addition des coups de bâton, se trouvait aussi
dans Rabelais ( Gargantua ).
(NLI). |
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