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Madame Sans-Gêne,
pièce en quatre actes, dont un prologue, par Victorien Sardou et
Emile Moreau (Vaudeville, 1893). - Le comte de Neipperg, officier autrichien,
qui aime l'impératrice Marie-Louise, est surpris par l'Empereur,
au moment où il va pénétrer chez elle. Napoléon
ordonne d'abord de le fusiller. Il est sauvé, grâce à
l'intervention de la maréchale Lefebvre, qui le fait évader,
et son innocence éclate au dénouement. Telle est l'intrigue,
assez mince, de la pièce. Le drame, ici, n'est qu'un prétexte
à tableaux. Madame Sans-Gêne dut son succès
aux décors, aux costumes, à la reconstitution superficielle,
mais animée et brillante, d'une époque. Les deux figures
du premier plan sont d'abord la maréchale (Madame Sans-Gêne),
dont le langage populaire, les façons d'ancienne blanchisseuse font,
avec le milieu, un contraste piquant et facile; ensuite l'Empereur, que
Sardou a fort habilement rendu en tout ce qui est de l'image et des gestes.
Parmi les meilleures scènes, il faut signaler, dans le troisième
acte, celles de Napoléon avec ses soeurs, celle, surtout, avec Mme
Sans-Gêne, merveilleuse d'adresse et d'esprit. Toute la pièce,
d'ailleurs, se passe en épisodes en anecdotes, en "Illustrations"
plus ou moins historiques. (NLI). |
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