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Macaire,
roman du cycle carolingien .
Macaire s'est introduit à la cour de Charlemagne,
et, n'ayant pu séduire la reine, s'entend avec le nain favori du
roi pour la déshonorer aux yeux de tous. Sur de trompeuses apparences,
on croit la reine coupable d'adultère. Condamnée, sur l'avis
de Macaire, à être brûlée vive, elle demande
un confesseur : l'abbé de St-Denis, après l'avoir entendue,
demeure convaincu de son innocence, et fait tant par ses prières,
que la peine du feu est changée en celle de l'exil. Albaris (Aubry)
est chargé d'escorter la reine; Macaire lui dresse une embuscade;
Albaris est tué, la reine se cache dans un bois. Macaire revient
à la cour; mais, pendant le dîner de Charlemagne, le chien
d'Albaris pénètre dans la salle et saute à la gorge
du traître; trois jours après, cette scène se renouvelle.
Les soupçons s'éveillent, on suit le chien, on trouve le
corps d'Albaris. Charlemagne ordonne un combat singulier entre le chien
et Macaire; celui-ci, vaincu, avoue son double crime, et est brûlé
vif. Cependant, la reine s'est mise sous la protection d'un bûcheron
nommé Baroche, qui la conduit à Constantinople, où
sont ses parents. En traversant la Hongrie, elle donne le jour à
un fils, qui reçoit le nom de Louis. La guerre éclate entre
l'empereur de Constantinople et Charlemagne; ce dernier est vaincu, mais
il est heureux d'apprendre que sa femme vit encore et qu'elle lui a donné
un fils; il les emmène à Paris, où la réconciliation
est célébrée par de grandes réjouissances.
Ce roman est évidemment la source
de la légende populaire du chien de Montargis, et Macaire est resté
le type du coquin effronté. Le roman existe à la bibliothèque
le St-Marc, à Venise, dans un manuscrit français du XIVe
siècle, qui figure au catalogue
sous le titre faux de Doon de Mayence ,
et où sont racontées en plus de 48 000 vers les aventures
de Beuve d'Antone ,
de Pépin et de Berthe aux grands pieds ,
et de Charlemagne. Il a été publié par M. Guessard,
Paris, 1866. (H. D.). |
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