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Jing
(transcription pinyin) ou King (anc. trans. EFEO) (= livre,
en chinois). - C'est le nom donné
en Chine
à d'anciens livres considérés comme sacrés
depuis le VIe siècle avant notre
ère, époque où ils furent revus et mis en ordre par
Kong-fou-tseu (Confucius). Ces livres, au nombre
de cinq, sont :
1° l'Y-king ou le
Livre des transformations, ouvrage de philosophie
attribué à Fou-hi, et publié, d'après la version
latine du P. Régis, par Mohl, Stuttgard, 1832, 2 vol.;
2° le Chou-king ou le Livre
des Annales, recueil des discours et des actions des personnages primitifs,
traduit en français par Gaubil, Paris,
1770, et par Pauthier dans ses Livres sacrés
de l'Orient, Paris, 1841. C'est un livre vénéré,
qu'on fait remonter à plus de 2 000 ans av. J.-C., et dans lequel
les Chinois admirent tout à la fois la sublimité des pensées,
l'onction qui pénètre les âmes affligées, et
l'énergique concision du style;
3° le Chi-king ou le Livre
des chants, collection d'hymnes et de simples
chansons, et publié, d'après l'interprétation latine
de Lacharme, par Mohl, Stuttgart, 1830;
4° le Tchoun-Tsiéou ou
l'Histoire des divers royaumes, qui commence à l'an 770 av.
J.-C., et que Confucius a continué jusqu'à son temps;
5° le Li-ki ou le Livre des
cérémonies, collection de lois
et de préceptes concernant les moindres détails de la vie.
Ce titre de jing est encore appliqué
en Chine
à divers autres ouvrages également révérés
et réputés sacrés par les sectateurs de ceux qui les
ont écrits : tels sont le Daode Jing (Tao-tö-King),
ou le Livre de la raison suprême et de la vertu, par Lao-tseu
et le Nan hoa-king, ou Livre des fleurs du Midi, de Tchouang-tseu
( La
littérature chinoise).
(A19). |
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