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Jacques le Fataliste
et son maître, roman de Diderot,composé
en 1771, paru seulement en 1796 (en même temps que la Religieuse ).
- C'est une oeuvre étrange, désordonnée, imparfaite,
que l'auteur, au dire de Naigeon, n'eût
certainement pas donnée au public dans l'état où elle
lui est parvenue. Il y a pourtant bien du talent dans cette histoire des
amours de Jacques, sans cesse traversée par d'autres récits.
Diderot a voulu, sous cette forme décousue, railler le fatalisme,
comme Voltaire avait raillé, dans Candide,
l'optimisme. Jacques bavarde, tout en cheminant
avec son maître, le capitaine, et sous couleur de lui raconter ses
amours, il narre des choses extraordinaires, qui devaient sans doute arriver,
puisqu'elles sont arrivées, et que tout est écrit là-haut
« dans le grand rouleau ».
On trouve dans ce livre, à côté de quelques grossièretés,
des pages excellentes, notamment l'exquise historiette du marquis des Arcis
et de la marquise de La Pommeraye, où la fougue débordante
de Diderot se transforma en grâce légère et en spirituelle
malice. (NLI). |
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