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Gaufrey,
chanson de geste qui appartient au cycle des romans carolingiens ,
et paraît avoir été composée vers le milieu
du XIIIe siècle.
Le sujet en est assez complexe : c'est l'histoire des douze fils de Doon
de Mayence, mais surtout de l'aîné, Gaufrey. Il s'en faut
toutefois que l'intérêt se concentre sur cette famille, à
laquelle, par un manque d'unité dans la composition, une foule d'autres
personnages font ombre : tels sont Doon lui-même, déjà
célébré dans un autre poème ( Doon
de Mayence ),
Garin de Montglane, qui est aussi le chef d'une famille héroïque
( Garin de Montglane ),
son serviteur Robastre, fils du génie Malabron, Berart de Montdidier,
l'un des douze pairs de Charlemagne, etc.
L'auteur inconnu du poème de Gaufrey
a imaginé la fable suivante: assiégé dans son château
de Montglane par Gloriant, roi des Sarrasins, le vieux Garin implore le
secours de Doon de Mayence, dont les 12 fils sont à la veille d'aller
guerroyer en Syrie. Ceux-ci mettent en fuite les Sarrasins, qui cependant,
au milieu de leur défaite, emmènent prisonniers Doon et Garin.
La captivité des deux vieillards dure sept années, pendant
lesquelles Gaufrey et ses frères font les conquêtes qu'ils
projetaient au début du poème. Chacun d'eux se marie, et,
tandis que Grifon, le seul des fils de Doon qui ait forligné et
failli à l'honneur, donne le jour au traître Ganelon, si fameux
dans la légende de Charlemagne, Gaufrey épouse la belle Passerose,
dont il a Ogier le Danois ,
l'un des héros les plus fameux de l'épopée carolingienne,
celui dont nos jeux de cartes perpétuent encore le nom et le souvenir.
Les fils de Doon, joints à ceux de Garin, songent enfin à
délivrer les héros, captifs. Robastre tue Gloriant et hérite
à la fois de sa couronne et de sa veuve Mandagloire, préalablement
baptisée. (B.).
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En
bibliothèque - La chanson
de Gaufrey, dont il n'existe qu'un seul manuscrit, du XIVe siècle,
conservé à la bibliothèque de la Faculté de
médecine de Montpellier, a été publiée, dans
la collection des Anciens poètes de la France, par Guesard
et Chabaille, Paris, 1859, in-16. |
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