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Floovant,
chanson de geste
du XIIe siècle, composée
en dialecte lorrain par un trouvère anonyme. C'est le récit
des aventures traversées pendant sept ans par Floovant, fils aîné
de Clovis, exilé pour avoir coupé
la barbe à son maître, ce qui était au Moyen âge
une injure mortelle. Le sujet paraît avoir été tiré
des Gesta Dagoberti (chap. 6 et 7), où pareille anecdote
est mise sur !e compte de Dagobert. Le poète
s'est évidemment inspiré de certains romans carolingiens ,
car il donne à Clovis le titre d'empereur des Francs, met en scène
les douze pairs, et fait combattre Floovant avec un géant nommé
Ferragus. La chanson de Floovant dut être très populaire:
elle est mentionnée dans le poème d'Aubert le Bourguignon,
dans la Chanson des Saxons ,
dans un sirvente
de Bertrand Paris du Rouergue; elle forme, avec certaines modifications
dans les noms et les aventures des personnages, le 2e
livre du recueil de légendes publié sous le titre de Reali
di Francia à Modène en 1491; elle a sans doute fourni
l'idée d'une saga islandaise intitulée: Flovents saga
Frakka Konungs ( Geffroy, Archives
des missions, t. V). On n'en connaît qu'un seul manuscrit, qui
a appartenu au président Bouhier, et que
possède la bibliothèque de la Faculté de médecine
de Montpellier : ce manuscrit, qui semble être du commencement du
XIVe siècle, offre une lacune assez
considérable; il a été publié par Guessard
et Michelant dans la collection des Anciens poètes de la France,
Paris, 1859, in-16. (A19). |
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