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Exode.
- L'usage a adopté le terme grec exode pour désigner le deuxième
des Livres de Moïse
ou du Pentateuque
( La Bible ),
qui est consacré au récit de la «-sortie
» d'Egypte et raconte comment le peuple israélite, conduit
par Moïse au pied du mont Sinaï, y reçut la loi divine.
Nous en donnerons l'analyse.
La famille du patriarche,
Jacob ,
établie en Égypte, se multiplie dans les conditions les plus
favorables et devient un véritable peuple, dont la présence
inquiète les Egyptiens, et qu'ils s'efforcent, en vain, d'affaiblir.
Cependant un jeune enfant, du nom de Moïse, échappe aux mesures
rigoureuses prescrites par le roi et, réfugié dans le désert
après avoir atteint l'âge d'homme, reçoit de la divinité
mandat de délivrer son peuple de la servitude égyptienne
et de l'introduire dans le pays de Chanaan, où Dieu a décidé
de l'établir. Moïse, assisté de son frère Aaron,
triomphe de l'obstination du pharaon en multipliant les prodiges et se
met en marche à la tète de la nation.
Comme les Israélites
touchaient aux bords de la mer Rouge, ils sont rejoints par l'armée
égyptienne, lancée à leur poursuite; la divinité
leur fraye un passage au travers des flots, qui engloutissent leurs ennemis.
Parvenus, après quelques semaines d'une marche pénible, au
pied du mont Sinaï, les Hébreux sont prévenus par Moïse
qu'ils aient à se préparer à entendre la loi divine,
qui doit leur servir désormais de règle. En effet, du haut
du mont Sinaï, entouré de nuages que sillonnent les éclairs,
retentissent lés commandements du Décalogue. Puis la divinité,
prenant Moïse comme intermédiaire entre elle et le peuple,
fait connaître une série de prescriptions concernant le culte
et la vie civile; le peuple, assemblé au pied de la montagne, s'engage
solennellement à pratiquer les volontés d'en haut qui lui
ont été communiquées ; il contracte, selon un rite
imposant, une véritable « alliance » avec la divinité.
Ces faits remplissent la première partie du livre de l'Exode (chap.
I à XXIV); la seconde partie (chap. XXV à XL) est consacrée
à donner toutes les indications nécessaires à l'établissement
d'un sanctuaire portatif, dit le tabernacle. Ce sanctuaire doit être
désormais le lieu unique, où il sera permis aux Israélites
d'offrir des sacrifices, en un mot d'accomplir les cérémonies
au culte public; bien que destiné à être transporté
et à accompagner le peuple dans les pérégrinations
de la traversée du désert, le tabernacle sera installé
avec un véritable luxe.
Les auteurs
du texte décrivent successivement l'arche sainte on coffret, la
table et le candélabre qui doivent trouver place dans les deux pièces
du tabernacle, l'agencement de sa charpente, les tentures qui l'abriteront,
enfin l'autel des holocaustes, qui sera placé en dehors du tabernacle
proprement dit, mais à l'intérieur d'une sorte de parvis
formé par des rideaux montés sur des colonnes en bois; puis
il passe à la nomenclature des vêtements sacerdotaux, à
la cérémonie de la consécration des prêtres,
à la description de l'autel des parfums, à la recette de
l'huile sainte et de l'encens.
Intervient
ici, assez inopinément, l'épisode de l'adoration du veau
d'or, acte d'idolâtrie qui provoque le courroux divin et fait suspendre
sur les coupables les plus terribles menaces; mais les instances de Moïse
détournent la tempête. Les auteurs rapportent ensuite comment
il fut procédé à la confection du tabernacle et de
tout ce qui s'y rapporte; tout étant prêt, Moïse procède
à l'assemblage des pièces et le peuple est désormais
en possession d'un sanctuaire, auquel la divinité a attaché
sa présence.
Les différentes
questions que soulève la composition du livre de l'Exode seront
traitées à l'art. Pentateuque; nous nous bornerons à
dire pour le moment que ce livre, ainsi que ceux qui l'avoisinent, ne présente
pas la marque d'une époque fort reculée et se fait reconnaître
comme un assemblage de morceaux dus à diffé. rentes rédactions.
(Maurice
Vernes). |
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