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L'Escalade,
pièce en quatre actes, de Maurice Donnay. (Renaissance, 5 novembre
1904.) - Guillaume Soindres est un grand savant, qui a écrit Prophylaxie
et Thérapeutique des passions; Mme Cécile de Gerberay
est une jeune veuve, qui a d'abord pleuré son mari, puis, du jour
où elle a su qu'il avait été tué en duel pour
une autre femme, s'est lancée dans une vie agitée et mondaine.
Elle n'a que le masque de la coquette, mais elle le porte à la perfection.
Le savant et la fausse coquette se rencontrent; il croit l'étudier,
elle croit se jouer de lui, et au fond tous les deux, simplement, s'aiment.
Mais il est trop savant et elle est trop à son rôle pour qu'ils
s'en aperçoivent ou qu'ils en conviennent tout de suite. Il y faut
une bouderie de deux mois, il y faut de la jalousie, il y faut des larmes;
il faut même une " tentative d'explication avec escalade" la nuit
dans un cabinet de toilette habité par Cécile. Après
quoi, le grand savant et la grande coquette se marient et sont heureux.
Tout cela forme, en même temps qu'un drame fort intéressant,
une comédie émue, que l'auteur raconte avec une éloquence
pleine de grâce et d'esprit. |
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