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Églogue,
mot d'origine grecque qui signifie choix ou morceau choisi (du verbe eclegô,
cueillir parmi...). Plusieurs écrivains anciens ont donné
ce nom à de petites pièces de poésie qu'ils publiaient,
soit une à une, soit en forme de recueil, comme s'ils les eussent
choisies parmi plusieurs autres du même genre qu'ils avaient composées
sans les publier ( les préfaces
des liv. III et IV des Silves
de Stace). Une ode ,
une épigramme ,
une satire, une épître ,
etc., recevaient souvent le nom d'églogue. Les pièces de
Virgile,
recueillies sous le nom de Bucoliques ,
ont été qualifiées de même; le mérite
et l'immense renommée de ce recueil ont fait consacrer le nom d'églogue
chez les modernes pour tout poème pastoral; cependant on l'applique
proprement, en général, aux poésies bucoliques où
règne, avant tout, le mouvement et l'action, c.-à-d. celles
qui mettent des personnages en scène pour les faire parler et agir.
Certains critiques distinguent trois espèces d'églogues :
l'églogue épique ou narrative, dans laquelle le poète
parle lui-même ou rapporte les entretiens de ses personnages; l'églogue
dramatique, où il les fait parler (telle est la 3e
églogue de Virgile), et l'églogue mixte, où le poète
mélange ces deux formes (7e églogue
du même poète). P.
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