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Discours
préliminaire de l'Encyclopédie ,
par d'Alembert. - La division de ce discours
est donnée par le titre lui-même de l'oeuvre de Diderot.
Précédant une encyclopédie,
il expose, "autant que possible, l'ordre et l'enchaînement des connaissances
humaines"; précédant un dictionnaire
raisonné des sciences, des arts et des métiers, il contient,
"sur chaque science et sur chaque art, les principes
généraux qui en sont la base". D'Alembert divise nos connaissances
en directes (immédiatement acquises par l'intermédiaire des
sens) et en réfléchies (provenant
des opérations de l'esprit sur les premières).
D'Alembert étudie
l'origine et les progrès des diverses sciences, en partant de principes
nettement sensualistes. Après cet
exposé psychologique et généalogique (en apparence,
du moins, car l'histoire ne nous présente pas une succession de
sciences telle que d'Alembert nous la donne théoriquement), l'auteur
entreprend la classification de nos connaissances
en s'appuyant sur la division, trop simple, mais aussi très commode,
de Bacon; il les range d'après les trois
modes d'opération de notre esprit : mémoire,
imagination, raison.
Puis vient une histoire du développement de l'esprit humain depuis
la Renaissance ;
l'auteur y signale le rôle éminent de Bacon et de Descartes
comme représentants de la raison, et passe en revue les contributions
qu'apportèrent les grands génies à la constitution
de l'esprit moderne : Newton, Galilée,
Pascal, Malebranche,
Leibniz.
Le Discours préliminaire,
que Voltaire trouvait supérieur au Discours
de la méthode et aux oeuvres de Bacon
ne suscite plus aujourd'hui le même enthousiasme. C'est l'oeuvre
d'un haut esprit, capable d'embrasser en une large synthèse toutes
les sciences humaines, de les relier et d'en poser les principes constitutifs;
mais on y rermarque des défauts de composition, des lacunes, un
style d'une rigueur géométrique. (NLI). |
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