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Théâtre
Les débuts
Au théâtre, jusqu'au XIXe siècle, on a appelé débuts les représentations d'essai dans lesquelles les acteurs et les actrices se soumettaient au jugement du public, et qui décidaient de leur admission dans une compagnie dramatique. En province particulièrement, ces épreuves étaient au nombre de trois, dans des pièces différentes et empruntées au répertoire courant. Le jugement du public s'exprimait, en général, à l'aide d'applaudissements et de sifflets, après le 3e début, et était formulé par un agent de l'autorité, ordinairement un commissaire de police. Dans certaines villes; c'était une commission désignée à cet effet, ou bien la réunion des abonnés à l'année, qui prononçait sur le sort des artistes. Les débuts avaient lieu tous les ans. Les artistes engagés au même théâtre pour une nouvelle année ne faisaient qu'une rentrée, après laquelle on prononçait leur admission ou leur rejet: mais, s'ils avaient été éloignés pendant une campagne théâtrale, ils étaient soumis, à leur retour, à la formalité des débuts. C'étaient là les usages généraux dans les villes où les compagnies dramatiques étaient permanentes : il n'y avait pas de débuts là où les spectacles n'étaient donnés que pendant une saison par une troupe ambulante. A Paris, il n'y avait réellement pas de débuts : dans aucun théâtre, le public ne prononçait l'admission ou le rejet des artistes; les débutants se produisaient dans des pièces nouvelles, et leurs débuts se prolongeait des mois entiers, tant que durait le succès des pièces. (B.).
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Dictionnaire Le monde des textes
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