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La Critique
de l'Ecole des femmes [1er juin 1663],
comédie de Molière. - Jamais les
ennemis du poète ne s'étaient tant agités qu'après
la représentation de l'Ecole des femmes
(1662), qui fut le plus grand succès de Molière. Il avait
contre lui des gens du bel air, dont il avait choqué les préjugés,
des hommes de lettres, qui suivaient un système dramatique différent,
comme Boursault, ou qui étaient jaloux
de son succès; enfin, les comédiens ses confrères,
également jaloux et raillés par lui. De Visé l'avait
attaqué dans ses Nouvelles nouvelles. Ennuyé de toutes
ces tracasseries, Molière se vengea en écrivant la Critique
de l'Ecole des femmes. Chacun y trouva sa récompense : le marquis
ridicule, la coquette sotte et prétentieuse. Mais le plus maltraité
fut cet excellent M. Lysidas, un homme du métier, un partisan de
l'ancienne littérature, un rival, un jaloux par état, en
face duquel le chevalier, véritable "honnête homme", représente
les intérêts du bon sens. Molière nie qu'il ait rien
écrit contre les règles, la morale ou la religion. Tout en
défendant l'économie de sa pièce, il laisse voir ses
idées sur l'art dramatique. Les ennemis de Molière ripostèrent
par de nombreux pamphlets, qui provoquèrent
à leur tour l'Impromptu de Versailles .
(NLI). |
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