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Codex. -
On désigne sous le nom de Codex le recueil des médicaments
autorisés ou le livre qui contient la collection des recettes ou
les formules auxquelles les pharmaciens doivent se conformer pour préparer
les médicaments officinaux. Ce mot est synonyme de dispensaire,
d'antidotaire, de pharmacopée. En France, on appelle
simplement codex le recueil des formules adoptées par les
facutés de médecine et de pharmacie. Il a pour but de régulariser
toutes les préparations officinales. C'est un guide pour les praticiens,
et, en même temps, pour l'administration, un moyen de contrôle.
En outre, par sa nature même, il est toujours perfectible, car l'une
des caractéristiques des sciences médicales et pharmaceutiques,
c'est de se modifier lentement, graduellement, sans qu'on puisse assigner
un terme à cette évolution. Il tire sa valeur des sciences
exactes, la physique, la chimie, l'histoire naturelle, tout en restant
soumis, en apparence, aux fluctuations des doctrines médicales.
Un bon codex devrait être non seulement renouvelé régulièrement,
mais encore être complété d'un annexe qui le mette
pour ainsi dire en permanece en rapport avec les progrès de la thérapeutique.
Le premier codex a été prescrit
par au arrêt du parlement de Paris
du 23 juillet 1748; il était stipulé qu'on devait le trouver
dans toutes les officines, sous peine d'une amende de 500 F. A la suite
des découvertes de Lavoisier et des
chimistes de la fin du XVIIIe siècle,
Fourcroy
fit mettre dans la loi du 11 avril 1803, qu'il y avait lieu de réviser
le codex de 1748, dont l'édition était épuisée
depuis longtemps. Par suite de circonstances particulières, ce voeu
resta lettre morte, et ce n'est que le 8 août 1816 que gouvernement
décida qu'un nouveau formulaire pharmaceutique serait élaboré
par les professeurs de l'école de médecine et de l'école
de pharmacie, sons le nom de Codex medicamentarius, seu Pharmacopaea
Gallica. Ce code parut en 1818. Comme le précédent, il
était rédigé en latin, afin de ne pas être exploité
par les empiriques. Un autre formulaire parut en 1839, à la suite
d'une ordonnance du 10 septembre 1836. Afin de lui donner plus d'autorité,
il fut décidé que les rédacteurs seraient choisis
parmi les professeurs des écoles de médecine et de pharmacie
faisant partie de l'Académie de médecine.
Enfin, un nouveau codex a été publié en 1884, par
l'adjonction, avec voix consultative, de quatre membres de la Société
de pharmacie de Paris. Avec raison, la commission a émis le voeu
qu'une annexe serait ajoutée chaque année au codex,
afin de le tenir constamment au courant des progrès des connaissances.
En adoptant cette proposition, le corps médical et pharmaceutique
aurait, dans l'avenir, toute satisfaction. (Ed. Bourgoin). |
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