Dictionnaire des Oeuvres
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Carte géographique. - Une carte géographique est une représentation, sur une surface plane, de la surface du globe terrestre. On distingue, dans la construction d'une carte, la partie mathématique ou la projection, c -à-d. les linéaments que l'on y trace d'après les lois de la géométrie, et la partie proprement géographique ou le dessin, c.-à-d. la position des terres, le tracé de leurs contours, des fleuves, des montagnes, et des limites politiques, etc.

Considérées d'après l'étendue des pays qu'elles représentent, les cartes se divisent en mappemondes ou planisphères, si elles embrassent la surface entière du globe; cartes générales, si elles retracent toute une partie du monde; cartes spéciales, si un seul État; cartes chorographiques, si un territoire limité, avec tous ses endroits remarquables; cartes topographiques, si le territoire est très restreint, comme celui d'un canton, d'une commune, avec tous les détails de la nature du terrain, jusqu'aux habitations isolées et la division des champs; dans ce sens, ces dernières cartes se rapprochent beaucoup des plans géométriques et des travaux exécutés par le cadastre. (C. P.).

Carte céleste. - Une carte céleste est une représentation, sur une surface plane, de la surface de la sphère céleste. La construction de telles cartes est fondée sur les mêmes principes que la construction des cartes géographiques. Elles peuvent représenter, soit un hémisphère entier, soit une petite portion du ciel, soit une zone entière; telles sont les cartes écliptiques et les cartes équatoriales. On y figure les étoiles par des signes conventionnels qui correspondent à leur magnitude, leur type spectral (couleur), etc., et on les accompagne de la lettre ou du chiffre sous lequel elles sont connues dans les catalogues. On y trace le contour des diverses constellations, et quelquefois les figures de convention à l'aide desquelles les Anciens groupaient les étoiles.

Les atlas célestes les plus connus sont ceux de Bayer, d'Hévélius, de Flamsteed, de Lemonnier, et, au XIXe siècle siècle, l'atlas de Harding, auquel on doit la découverte de Junon, et qui a consigné dans ses vint-sept cartes plus de 50 000 positions d'étoiles extraites de l'Histoire céleste française de Lalande. Bessel et Argelander ont publié des zones qui s'étendent depuis le parallèle de -15° jusqu'à celui de 80°. Enfin, l'académie de Berlin a entrepris la publication de vingt-quatre cartes qui doivent représenter une zone comprise entre les parallèles de 15° de chaque côté de l'équateur, en y comprenant toutes les étoiles des neuf premiers ordres de grandeur.
L'objet de ces cartes est de servir à reconnaître les planètes et à les distinguer au milieu des étoiles fixes, par la comparaison de la carte avec le ciel.  (Dict. géné Sc., 1877).


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