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Breviarium.
- Titre qui paraît n'avoir été donné que pendant
le XVIe siècle au code de lois rédigé
en 506 par ordre d'Alaric II, roi des Wisigoths,
à l'usage de ses sujets romains. Ce code est une compilation de
lois romaines et de leurs commentaires, faite par un conseil de jurisconsultes,
approuvée ensuite par les évêques et les grands, et
dont les copies officielles furent signées par Anianus, référendaire
d'Alaric : de là l'erreur qui a fait attribuer le travail entier
à cet Anianus.
Le Breviarium fut appelé
d'abord lex romana, puis lex Theodosii, à cause du
titre que porte la 1re partie, la plus
importante de toutes. Ces parties sont : Code Théodosien,
16 liv.; Novelles de Théodose
II, de Valentinien III, de Marcien,
de Majorien, de Sévère;
Institutes
de Gaïus; Sentences de Paul, 5 liv. ; Code
Grégorien, 13 titres; Code Hermogénien, 2 titres;
un court passage de Papinien. Le Brevarium fut donc formé
de deux espèces de matériaux, les constitutions impériales
(leges), et les écrits des juristes romains (jus).
En général, les textes primitifs
n'ont pas été altérés : seulement on a abrégé
les Institutes de Gaïus, et on y a introduit les changements
qu'on croyait nécessaires pour l'époque. Le Breviarium
a une grande valeur pour l'histoire du Droit : il contient des renseignements
sur diverses sources de la loi romaine qui fussent autrement demeurées
inconnues, surtout Paul et les 5 premiers livres du Code Théodosien.
On l'a inséré tout entier dans l'édition du Code
Théodosien donnée par Cujas,
Lyon, 1566, in-fol., et dans le Jus civile ante-Justinianeum, publié
à Berlin
en 1815. (B). |
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