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Les
mots de bouffon et de bouffonerie viennent du latin buffo,
désignant, chez les Romains, l'acteur
chargé de faire rire, et qui paraissait sur la scène les
joues gonflées, pour rendre plus sonores les soufflets qu'on lui
donnait. La bouffonnerie ou la farce est un
des éléments de la comédie,
qui sans cela tombe dans la satire sérieuse.
Le rire peut parfois être grossier, à condition cependant
qu'il aura toujours un sens, et que la bouffonnerie ne sera que la mise
en relief d'un ridicule ou d'un défaut.
La bonne compagnie,
qui comprend à demi mot, n'a pas besoin du relief de la bouffonnerie
pour voir les choses; mais le gros public ne voit que ce qui est fortement
dessiné. L'Avocat Patelin
est un modèle de bouffonnerie; Molière
a su conserver à ce genre de composition une sorte de dignité
dans le Médecin malgré lui ,
Pourceaugnac ,
les Fourberies de Scapin ,
le Malade imaginaire .
A certaines époques, les grands et les riches eurent des bouffons
de profession (Fous de cour).
Plusieurs auteurs ont écrit des
bouffonneries à l'usage de certains théâtres et de
certains acteurs : de ce nombre furent Regnard, Dufresny, Lesage, Piron,
Panard, Marivaux, Sedaine, Taconet, Collé,
etc. Mais, outre les farces destinées
à la représentation, il existe des ouvrages composés
dans le genre bouffon : tels sont ceux de Rabelais,
de Scarron de Cyrano de
Bergerac. (B.). |
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