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La littérature française au XVIIe siècle
La querelle des Anciens et des Modernes
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Depuis que des génération d'humains se succèdent, il y a toujours eu des anciens et des modernes, et les modernes se sont toujours souvenus des anciens pour les louer ou les blâmer, les dénigrer ou les exalter, les imiter ou s'appliquer à faire autrement qu'eux. C'est une ample matière d'admiration et d'envie; c'est surtout une source précieuse d'émulation, et une cause de progrès, si, d'un côté, le respect n'aboutit pas à une imitation servile, et si, de l'autre, le mépris n'amène pas à négliger des études fécondes. Cet esprit de critique et d'indépendance permit aux Grecs d'avoirr des poètes tragiques après Eschyle, Sophocle et Euripide, des orateurs après Démosthène, des philosophes après Platon et Aristote, des historiens après Thucydide. Il vint un temps où les modernes ne valurent pas les anciens : l'école d'Alexandrie fut inférieure à celle d'Athènes, et le siècle des Antonins à celui des Ptolémées; mais mieux vaut encore pâlir que s'éteindre, et dégénérer que périr. Plus tard l'esprit d'admiration et d'imitation fut étouffé par l'esprit d'érudition, de commentaire et de compilation il n'y avait plus de modernes, plus de vivants. C'est que la Grèce finissait.

A Rome, les mêmes faits se représentent, mais plus nettement. Il y eut, dans la littérature romaine, deux antiquités : pour les écrivains du temps d'Auguste, les anciens furent les écrivains du temps de la République; loués par Cicéron, ils furent exaltés encore après lui par des admirateurs nombreux et passionnés. A Virgile, Horace, Varius et Pollion, on opposait Ennius, Lucilius, Accius, Pacuvius et Catulle. Plaute et Térence, n'ayant point de successeurs, n'avaient pas de rivaux. Tous les vieux poètes demeurèrent jusqu'à la fin chers à beaucoup de Romains, et durèrent autant que l'Empire. Mais les contemporains d'Auguste devinrent des anciens à leur tour, et, dès le temps de Néron, une école nouvelle s'étant formée sous les auspices du prince et des Sénèques, le public lettré se partagea. Cette division se perpétua de génération en génération. Horace, Perse, Pline le Jeune, Tacite, Denys d'Halicarnasse et Quintilien nous ont transmis l'histoire incomplète de cette querelle sans cesse renaissante sur les anciens et les modernes, querelle où les anciens avaient toujours l'avantage. Les partisans les plus inflexibles et les plus exclusifs de l'Antiquité ne pouvaient se défendre d'être de leur siècle : anciens par leurs jugements, ils étaient plus ou moins modernes par l'esprit et par le style.

Dans les Temps modernes, dans l'histoire des littératures issues de peuples nouveaux et de langues nouvelles, la question se reproduisit, nais elle changea de face et devint plus grave : l'Antiquité, pour nous, c'est le monde grec et romain. Or, les Grecs et les Romains ne sont pas seulement pour nous des Anciens, ils sont, de plus, des étrangers : nous sommes divisés ou opposés par l'origine, par le langage, par les moeurs civiles et politiques, par la religion. Cependant la scission n'éclate que bien tard; et encore, dans la pensée et les ouvrages de ceux qui la provoquèrent et l'accomplirent, comme dans l'esprit de ceux qui y mirent obstacle, la. question fut le plus souvent toute littéraire. C'est en France qu'elle s'est presque entièrement débattue; la querelle fameuse dite des Anciens et des Modernes, et qu'on dirait plus justement sur les Anciens et les Modernes, a occupé presque tout un siècle et deux générations d'écrivains.

Les peuples modernes avaient eu l'Antiquité pour nourrice et pour maîtresse : pendant le Moyen âge, pour parler surtout des peuples du midi, ils avaient lentement formé sur elle leur esprit, leur langue, leur littérature et leurs lois. A mesure que le monde ancien reparaissait, la lumière se faisait dans le monde nouveau, et il semblait que de l'antiquité venait toute la lumière. Il y eut un moment où cette Antiquité parut se révéler tout entière, et la société moderne fut éblouie; elle crut renaître; si elle avait pu, elle fût morte à elle-même pour se faire antique. On profita du moins des anciens : le goût se forma, les langues se polirent, les esprits fécondés produisirent des chefs-d'oeuvre, et bientôt on en vint à se demander si l'on n'avait pas déjà égalé, surpassé même les modèles tant admirés, tant imités, si l'on avait raison de les admirer tant, si l'on faisait bien de les étudier et de les imiter toujours. 

L'Italie était alors en avant; elle avait déjà Pétrarque, Dante, Boccace, Arioste, le Tasse : ce fut elle qui protesta la première contre la prééminence et la domination de l'Antiquité. Après avoir comparé les italiens entre eux, le Tasse à Arioste, on comparait l'Italie à Rome et à la Grèce, et on déclarait que Rome et la Grèce étaient surpassées. Ainsi jugeait Alexandre Tassoni (Questions philosophiques, 1601-1612; Pensées diverses, Xe partie, 1620). Le livre fit du bruit en Italie; il passa même les Alpes, et trouva pour traducteur un membre de l'Académie française, Jean Baudoin. Le 26 février 1635, l'abbé de Bois-Robert, dans un discours plein d'irrévérence, vint dénoncer à l'Académie les Anciens, et commença devant elle le procès d'Homère. Mais la France n'était pas prête encore; il fallait attendre au moins que les beaux esprits qui devaient rivaliser avec les anciens eussent terminé ou avancé leur oeuvre. Plus tard, la question fut reprise par Desmarets de Saint-Sorlin

Desmarets déclara que, depuis le commencement, Dieu créait les hommes pareils, et que les Modernes, par cette seule raison, étaient les égaux des anciens; il ajouta que la vérité divine ayant été révélée aux humains par Jésus, les modernes, en vertu du christianisme, étaient supérieurs à l'antiquité paienne; il soutint que la Bible était, pour la poésie, des sources mille fois plus riches que la mythologie grecque. Il joignait l'exemple au précepte, et écrivait des poèmes pour justifier ses théories, des discours et des préfaces pour justifer ses poèmes (Marie-Madeleine, poème, 1669; - Traité pour juger les poètes grecs, latins et français, 1670; - Clovis, poème héroïque, avec un Discours pour prouver que les sujets chrétiens sont seuls propres à la poésie héroïque; 1673; - Défense du poème héroïque, 1674).

Boileau lui répondit par des épigrammes. Cependant, la doctrine nouvelle faisait du bruit. La Mythologie, défendue par Boileau (Art poetique, III), par J.-B. Santeuil et par Corneille, trouvait de nombreux adversaires. La langue latine elle-même était attaquée (Charpentier, De l'excellence de la langue française, 1683), et le français lui disputait l'honneur de s'inscrire sur les monuments et les médailles. Le P. Bouhours essaya d'intervenir (Entretiens d'Ariste et d'Eugène, 1671). La politesse des esprits, disait-il, passe d'un siècle et d'un peuple à l'autre, selon la loi mystérieuse de la Providence. C'était une idée philosophique et conciliatrice, mais qui ne suffisait pas à résoudre la question entre les Anciens et lesModernes. D'un autre côté, le juge voulait ménager les deux partis il ne put ni les accorder ni les satisfaire; la guerre continua.

Desmarets était mort (1676), mais il avait laissé des héritiers. Dans cette nouvelle période, les deux chefs les plus importants du parti des Modernes furent Fontenelle et Charles Perrault. Comme neveu de Corneille, Fontenelle n'aimait pas Racine; comme auteur d'Aspar, il en voulait à Boileau; de plus, il était philosophe et géomètre: précurseur des encyclopédistes, il devait incliner aux idées nouvelles. Il ne s'y laissa pourtant glisser que peu à peu, et sa plus grande erreur fut de juger la question en philosophe. L'humanité lui paraissait être en progrès plutôt qu'en décadence; l'avancement de la morale, de la métaphysique et des sciences le disposait à croire à celui des lettres. Les hommes de tous les siècles, disait-il, sont faits de même manière; mais ils s'instruisent avec le temps, les derniers venus en savent plus que les premiers; nous avons plus d'idées que les anciens, nous devons donc leur être supérieurs en toutes les choses de l'esprit, et, pour paraître au-dessus des anciens, peut-être il nous manque seulement d'être des anciens nous-mêmes; il ne faut qu'avoir patience, et, par une longue suite de siècles, nous deviendrons les contemporains des Grecs et des Latins; alors il est aisé de prévoir qu'on ne fera aucun scrupule de nous préférer hautement à eux sur beaucoup de choses (Description de l'Empire de la Poésie, - Dialogues des Morts, - Réflexions sur la Poétique, - Essai sur l'Églogue). Mais le rôle de chef de parti ne convenait ni à son esprit, ni à son caractère, également tempérés; il en laissa les soins, l'honneur et les périls à Perrault. Celui-ci avait préludé de bonne heure à la guerre qu'il fit plus tard aux anciens; écolier, il s'affranchit du colIège et des études, régulières, et sa première oeuvre fut une parodie de l'Enéide

Plus tard, enfin, il composa un poème chrétien (Saint Paulin, 1675), et sembla s'attacher ainsi à l'école de Desmarets. Toute sa famille, d'ailleurs, semblait prédestinée aux épigrammes de Racine et aux satires de Boileau. Pierre Perrault eut le malheur de faire l'apologie de Quinault et la critique d'Euripide : Racine lui répondit par la préface d'lphigénie. Claude eut querelle avec Boileau, et l'on sait comment l'auteur de l'Art poétique a raconté son histoire (ch. IV). Charles avait été choisi par Desmarets mourant pour défendre après lui la poésie du christianisme et les -droits du génie moderne. Cet appel sembla longtemps n'avoir pas été entendu. Mais, en 1687, Perrault se déclara. Il lut devant l'Académie son poème du Siècle de Louis le Grand, et, l'année suivante, il publia les Parallèles. Le nouveau livre n'apportait pas une seule idée nouvelle; on y retrouvait les idées de Fontenelle, plus franchement avouées, celles de Desmarets exprimées en un plus agréable langage; encore laissait-il de côté toute la question religieuse, et ne parlait pas de la supériorité littéraire du christianisme sur les fables païennes. Tout se réduisait à établir que les hommes du siècle présent valaient bien ceux des siècles de Périclès et d'Auguste; que l'humanité avait appris beaucoup de choses nouvelles sur la philosophie, les sciences et les arts; que le goût était tout aussi bon qu'autrefois, et que lesoeuvres modernes, dans les lettres aussi bien que dans la peinture, la sculpture et l'architecture, étaient supérieures aux oeuvres antiques : Versailles et le Louvre, les tableaux de Lebrun, etc., défiaient toute l'Antiquité; Corneille, Racine et Boileau, ces partisans désintéressés des anciens, étaient plus parfaits que ceux qu'ils voulaient bien appeler leurs maîtres. 

Ce langage ne réussit pas à séduire Racine ou à désarmer Boileau; mais il devait être bien accueilli par le public, assez juste pour apprécier les oeuvres contemporaines, trop peu instruit pour juger Athènes et Rome. On trouvait un contentement naturel à croire qu'on ne redevait rien aux siècles passés. La ville et la cour, les femmes, furent presque entièrement pour Perrault; des hommes de lettres, des savants même, le Journal de Trévoux, le Mercure galant, Basnage et Bayle, soutenaient son parti, ou penchaient vers ses opinions. Dacier (Préface du VIe volume de la traduction d'Horace), Longepierre (Discours sur les Anciens, 1687), Huet, évêque d'Avranches, soutenaient seuls, avec l'Université, la cause des Latins et des Grecs; et ils la défendaient mal. Boileau se résolut à frapper un grand coup, et, en 1694, il donna ses Réflexions sur Longin, il répondait aux Parallèles. Il y faisait d'ailleurs la critique de Perrault plutôt que l'apologie des anciens: la critique était facile, d'autant plus que Boileau ne s'attaqua pas aux idées et au système, mais aux jugements, aux fautes matérielles, aux détails. Quant à l'apologie, Boileau pensait qu'elle était inutile : Perrault convaincu d'ignorance au préalable, les anciens étaient hors de cause; et l'affaire mise à néant. Perrault ne se tint pas pour convaincu; mais un médiateur s'interposa : ce fut le grand Arnauld. Les deux adversaires tirent la paix, l'année même où avaient paru les Réflexions sur Longin. Cependant la réconciliation personnelle des chefs ne mit pas les partis d'accord. Au fond, la question n'était pas résolue, et la guerre ne tarda pas à se rallumer.

En 1699, Mme Dacier, pour convaincre les incrédules et éclairer les ignorants, avait traduit l'Iliade, en faisant précéder sa traduction d'une Préface où elle combattait les anciens ennemis d'Homère. Elle voulait faire comprendre et admirer le vieux poète; elle pensait, comme Boileau, que, si l'Antiquité était mal jugée, c'est qu'elle était mal connue, et que la faute en était aux traducteurs. Mais l'esprit et le goût du temps n'avaient rien d'antique; Mme Dacier s'en aperçut bien, lorsque, en 1713, La Motte publia à son tour une traduction de l'Iliade; pour faire admirer un peu Homère, il l'avait arrangé au goût du temps, corrigé et considérablement abrégé. Les XXIV chants étaient réduits à XII, et des vers d'Homère il avait soigneusement éliminé la poésie, pour mettre dans les siens la plus grande quantité possible de philosophie morale. Le P. Hardouin lui répondit (Apologie d'Homère, 1716) : Il admirait Homère sans le critiquer ni le corriger, mais il le comprenait singulièrement. A l'entendre, l'Iliade était une allégorie dont personne n'avait encore pénétré le sens : tout y était abstraction et symbole; chaque l'ait, chaque divinité, chaque héros, chaque expression cachait un mystère, une idée philosophique, scientifique, religieuse ou morale; et c'était là ce qu'il fallait admirer dans Homère. 

Dans le même temps parut un livre posthume de d'Aubignac (Conjectures académiques sur l'Iliade, 1715), où le bon abbé déclarait que cet Homère, qui depuis deux mille ans suscitait tant d'enthousiasme, tant de critiques, tant de combats, était un personnage idéal et n'avait jamais existé. L'Iliade et l'Odyssée, disait d'Aubignac, n'étaient rien qu'un recueil de chants héroïques, oeuvre isolée des vieux aèdes, transmis longtemps de génération en génération par les rapsodes, et rassemblés par Lycurgue ou Pisistrate. On les avait appelés poèmes d'Homère, d'un mot qui, en grec, signifiat aveugle, parce qu'ils étaient le plus souvent chantés aux portes et sur les places par des aveugles. L'abbé Terrasson, enfin, prit de son côté les armes, non contre la personne d'Homère, mais contre ses oeuvres (Dissertation sur l'Iliade, 1715; - la Philosophie applicable à tous les objets de l'esprit et de la raison, 1754). Au nom de la logique et de la morale, il critiqua et condamna l'Iliade et l'Odyssée; au nom de la liberté et du progrès, il protesta contre l'asservissement à l'Antiquité; il convia la poésie à travailler à l'amélioration des humains, et traça les règles qu'elle devait suivre pour arriver à cette fin si désirable.

La Motte trouvait donc des auxiliaires; et les Jésuites, les femmes, les journaux, le soutenaient comme ils avaient soutenu Perrault. Rollin presque seul, représentant l'Université, élevait la voix en faveur des anciens (Traité des Etudes, t. I, 1. si, ch. 1) Quelques-uns essayèrent d'intervenir; Jean Boivin d'abord, professeur de langue grecque; puis le P. Buffier, qui ne fut ni plus hardi ni plus heureux que le P. Bouhours, son prédécesseur; puis Fourmont, un autre professeur du Collège de France. L'intervention de Fénelon lui-même ne termina point la querelle. Dès l'année 1714, il avait adressé à l'Académie cette Lettre où, à propos des occupations de l'illustre compagnie, il passe en revue tant de genres et de questions littéraires. Nul ne sentait et n'admirait mieux l'Antiquité; nul ne jugeait plus sévèrement les Modernes; et dans sa Lettre on peut retrouver sa pensée; mais on peut aussi ne pas l'y reconnaître, tant elle se ménage, s'atténue et se dérobe. Les deux partis crurent l'avoir pour allié.

Mme Dacier avait porté seule presque tout le poids de la guerre. Elle avait répondu à La Motte, au P. Hardouin, à l'abbé Terrasson (Des causes de la corruption du goût; - Préface à la traduction de l'Odyssée, 1714-1716). Contre tous et presque en tout elle avait raison; mais, contre La Motte surtout, elle se donna tort quelquefois par le ton de sa polémique; et la courtoisie spirituelle de La Motte, opposée à la rude simplicité de son adversaire, put contribuer à faire croire au public que le siècle de Louis XIV avait en effet plus de politesse que celui de Périclès et d'Auguste.

Comme en 1694, la paix se fit entre les deux champions (1716), sans qu'on sût bien à qui restait la victoire. Il n'y eut pas de trait; un traité, d'ailleurs, n'eût sans doute pas assuré la paix pour longtemps. Quand les faits ou les principes opposés sont permanents, leur lutte aussi n'a pas de fin. Sous d'autres noms, sous d'autres formes, on a vu depuis se renouveler ces débats. Mais c'est ici que se termine ce qu'on appelle dans l'histoire littéraire de la France la querelle des Anciens et des Modernes. Elle tint une grande place en France; elle passa même la Manche et, portée par Saint-Évremond en Angleterre, elle intéressa toute la société anglaise, y suscita de vifs combats, des travaux remarquables, des oeuvres brillantes, de W. Temple (Essai sur le savoir des Anciens et des Modernes; - Pensées sur les Anciens et les Modernes), de Wotton (Réflexions sur le savoir des Anciens et des Modernes), de Bentley (Dissertation sur les lettres de Phalaris), de Boyle (Examen de la Dissertation du Dr Bentley sur les lettres de Phalaris), et de Swift (Conte du Tonneau, la Bataille des livres, l'Art de ramper en poésie).

La querelle sur les Anciens et les Modernes n'a pour nous qu'un intérêt médiocre, quand nous la prenons comme ceux qui s'y mêlèrent la prenaient eux-mêmes; c'était une question de goût et d'érudition, posée trop souvent entre ceux qui ignoraient l'Antiquité et ceux qui la connaissaient, ou bien entre ceux qui avaient le goût bon et ceux qui l'avaient mauvais. De pareilles disputes n'ont pas de fin, et on n'y apprend guère qu'à constater l'état littéraire des esprits et les procédés des diverses polémiques. Des deux parts, on laissa dans le problème et la solution beaucoup de confusion et d'obscurité. (T. de B.).

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