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Les
textes
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| Genre anacréontique,
genre de poésie créé par Anacréon,
au VIe siècle av. J.-C., et, en
général, tout ce qui a été composé dans
le goût et le style de ce poète. Les pièces anacréontiques
chantent l'amour, ses délices plutôt que ses peines; l'ivresse,
mais douce et décente; les Charites L'Amour mouillé, la Colombe
et le Passant, Anacréon vieilli, la Rose, l'Amour
piqué par une abeille Chez les Latins, il a été imité avec succès par Catulle, Horace, Tibulle, dans quelques-unes de leurs pièces lyriques ou élégiaques; mais ils n'ont pas la naïveté et la délicatesse du prêtre de Téos, et leurs vers ne respirent pas l'heureuse insouciance qui se peint dans ceux de leur modèle. Dans les littératures modernes, le genre anacréontique est une variété de la chanson; on en trouve des échantillons plus ou moins remarquables au XVIe siècle chez Clément Marot, Joachim du Bellay, Ronsard. Au XVIIe, maître Adam, Chaulieu et La Fare; au XVIIIe, Collé, Panard, Dorat, Pezay, Voltaire (Si vous voulez que j'aime encore, etc,), Parny, Bertin, etc.; et, au XIXe siècle, Poisson de La Chabeaussière, Désaugiers, Béranger (le Bon Vieillard, etc.) ont fait plusieurs odes ou chansons dans le goût anacréontique. En Italie, Pétrarque et Guarini se sont distingués dans ce genre; Gleim s'y est fait un nom et a mérité d'être appelé l'Anacréon de l'Allemagne. (P.). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.