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Anabase,
titre de deux ouvrages historiques grecs, l'un de Xénophon,
l'autre d'Arrien. Ce mot signifie en grec ascension
(Baïno, je vais; ana, en haut), et il était consacré
dans la langue politique et militaire pour exprimer une marche vers la
haute Asie.
L'Anabase de Xénophon
est le récit, en 7 livres, de l'expédition de Cyrus
le Jeune, aidé de 13 000 auxiliaires grecs contre son frère
Artaxerxès
Mnémon, et de la retraite opérée par les dix mille
Grecs
qui restaient après la bataille de Cunaxa
à travers l'Assyrie, l'Arménie ,
la Colchide ,
les colonies du Pont-Euxin, sous la conduite de Cléarque
d'abord, puis de cinq généraux, dont le plus influent et
le plus remarquable fut Xénophon lui-même. La retraite, dont
le récit commence dans le 2e livre,
aurait dû s'appeler
Catabase, c.-à-d. descente : mais
Xénophon a laissé le nom d'Anabase
à l'ouvrage
tout entier sans doute à cause de l'importance du fait principal.
Cet ouvrage se distingue par la clarté tout attique du style et
de l'exposition. L'auteur parle de lui-même, des services qu'il a
rendus, et se met en scène avec beaucoup de simplicité et
avec une modestie qui ne sent jamais l'affectation.
L'Anabase d'Arrien
est le récit, également en 7 livres, de l'expédition
d'Alexandre. Il s'efforce d'imiter la
simplicité attique, et celle de Xénophon
en particulier; mais il n'a pas sa grâce, il est moins égal
et moins intéressant comme écrivain : ce qui éveille
surtout l'intérêt dans l'oeuvre d'Arrien, c'est la précision
intelligente de ses récits de marches, de sièges et de batailles.
(P.). |
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