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| En
chant, on désigne sous le nom de soprano
la la plus aiguë de toutes les voix, celle qui règne au-dessus
de toutes les autres. On disait autrefois dessus, et le mot italien,
qui n'est que la traduction de notre terme français,
est relativement récent. Dans la musique
vocale, le soprano s'exécute exclusivement aujourd'hui avec
des voix de femmes ou d'enfants. On sait en effet que la voix des jeunes
garçons qui n'ont pas encore atteint l'âge de puberté
est au même diapason que celle des femmes, soit environ une octave
plus haute que les voix d'hommes. Le timbre, à la vérité,
n'est pas tout à fait le même, mais il n'est nullement inférieur.
Le soprano des jeunes garçons est moins doux, moins daté
peut-être, mais plus vibrant, plus cristallin et plus caractérisé.
N'était la difficulté de trouver facilement un nombre suffisant
d'enfants convenablement exercés dans le chant et la musique, on
a longtemps considéré qu'il aurait été à
désirer que les masses chorales soient fréquemment composées
de sopranos de cette nature.
On connaissait autrefois
un autre genre de voix de soprano qui fut longtemps très usité.
Il ne s'agit pas des victimes de la coutume barbare, qui a fleuri en Italie Mais pour la musique
des églises, les castrati (castrats), moins nécessaires,
ne furent jamais admis à titre fixe qu'avec certaines restrictions.
Par le travail et la méthode, on arrivait alors très souvent
à conserver la voix de soprano chez les chanteurs adultes, et ces
musiciens, nommés falsetti, en français, faussets,
étaient fort en faveur. A la vérité, le timbre de
ces voix artificielles n'était jamais aussi beau que celui des voix
naturelles, mais on avait ainsi l'avantage d'avoir des chanteurs plus habiles
que ne pouvaient l'être des enfants, et aussi à constituer
des chapelles plus stables que s'il avait fallu constamment pourvoir au
remplacement des enfants de choeurs parvenus à l'âge de la
mue.
Une voix de soprano : Erminie Blondel. Cliquez sur l'image pour afficher la vidéo. (source : Youtube). Quoi qu'il en soit,
les premières chapelles, au XVIe siècle,
ne comportaient pas d'autres soprani, et il existe encore quelques chanteurs
de ce genre dans les églises d'Italie La voix de soprano, tant pour l'étendue que pour le timbre, peut se classer en plusieurs variétés. Le mezzo-soprano, qu'on appelait autrefois bas-dessus, est simplement un soprano un peu plus grave que l'ordinaire. Son étendue moyenne peut être ainsi limitée à quelques notes près : ![]() Le soprano proprement dit descendrait d'un ton en moins au grave et s'élèverait couramment jusqu'à l'ut (do). Telle est aussi l'étendue du soprano des jeunes garçons. Suivant son caractère, on distingue le soprano dramatique, d'un timbre plus ample et plus vibrant, et d'une émission un peu lente, et le soprano léger, plus flûté, moins puissant, mais fort convenable, par son agilité, aux vocalises les plus rapides. Enfin, il est certaines voix qui, à cette extrême facilité de vocalisation, ajoutent encore l'avantage de monter à une hauteur excessive, jusqu'au sol, au la, au do même, au témoignage de Mozart qui, en 1770, entendit une chanteuse, la Bastardella, s'élever jusqu'à ces régions suraiguës. la figure ci-dessous indique l'étendue que l'on peut assigner à ces voix extraordinaires. (H. Quittard). ![]() |
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