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Solide.
- En géométrie , on désigne
assez généralement sous le nom de solides les figures occupant
une portion déterminée de l'espace.
Plus spécialement, les anciens auteurs semblent avoir appliqué
ce mot aux polyèdres. Quant à l'expression de solidité,
elle se confond sensiblement avec celle de volume,
qui vaut mieux. En mécanique, on considère des corps
affectant exactement les formes des figures géométriques
de l'espace, mais que l'on considère comme composés de points
matériels; on admet en outre que les différentes parties
composant ces corps restent à des distances mutuelles, constantes,
les unes des autres; et l'on donne à ces corps le nom de solides
invariables ou indéformables. De pareils corps n'existent pas dans
la nature, mais pour certaines applications, les questions traitées
rationnellement sur les solides invariables se rapprochent assez de la
réalité des faits pour que les résultats aient une
valeur.
Le plus souvent,
néanmoins, il est nécessaire de ne pas s'en tenir à
cette première approximation, et c'est pour cela que la mécanique
des solides naturels est ensuite spécialement étudiée;
mais il est juste de reconnaître que pour constituer (dans notre
cerveau) ces solides naturels, nous sommes forcés de recourir à
des hypothèses fournies par l'expérience
ou l'observation, et qui nous paraissent
plausibles, mais qui sont généralement encore bien éloignées
de la réalité. C'est la seule manière
d'aborder les problèmes mécaniques
que nous présente la nature. Là,
comme partout, nous nous dirigeons vers la vérité
relative; nous le faisons par une suite d'approximation: successives, et
les hypothèses qui ont ainsi permis uns telle constitution des sciences
doivent être considérées comme autant de bienfaits.
(C.-A.
Laisant). |
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