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Les signes orthographiques
Les signes orthographiques utilisés pour l'écriture du français sont : les accents, le tréma, la cédille, le trait d'union, l'apostrophe.
Les signes orthographiques n'ont commencé à être en usage que vers le milieu du XVIe siècle. Encore s'en faut-il de beaucoup qu'à l'origine ils aient été tous employés.
Les accents. 
Il y a trois sortes d'accents : l'accent aigu (´), l'accent grave (`) et l'accent circonflexe-(^).

L'accent aigu. 
On met l'accent aigu (´) Sur tout e fermé qui termine une syllabe. Ex.: Bon-té, vé-ri-té.

L'accent aigu remplace assez souvent un ancien s supprimé. Ex. : Épée pour espée; école pour escole.
Accent grave. 
On met l'accent grave (`)
1° Sur tout e ouvert qui termine une syllabe dans le corps d'un mot. Ex. : Pè-re, ri-vi-è-re.

2° Sur tout e ouvert qui se trouve dans la dernière syllabe d'un mot terminé par s. Ex. : Ac-cès, suc-cès.

3° Sur à et dès prépositions, et adverbes de lieu; sur l'a de çà et , deçà, déjà, holà, voilà.

4° Sur l'è des mots terminés en ège. Ex. : Collège, manège.

Accent circonflexe. 
On met l'accent circonflexe : 
1° sur des voyelles longues. Ex. : Bât, fête, épître, rôle, flûte.

2° Sur l'avant-dernière syllabe des deux premières personnes du pluriel du passé simple. Ex. : Nous aimâmes, vous finîtes, nous reçûmes, vous rompîtes.

3° Sur la dernière syllabe de la troisième personne du singulier de l'imparfait du subjonctif. Ex. : Qu'il allât, qu'il rompît.

4° Sur l'o des pronoms possessifs : le nôtre, le vôtre, les nôtres, les vôtres; ce qui distingue les deux premiers des adjectifs possessifs notre, votre.

5° Sur l'u des adjectifs sûr et mûr.

6° Sur l'u des participes passés , crû, des verbes devoir, croître et mouvoir; mais seulement au masculin singulier.

7° Sur l'i des verbes en aître et en oître dans les temps où cet i est suivi d'un t. Ex. : Il paraît, il croîtra.

L'accent circonflexe remplace presque toujours une ancienne lettre supprimée; cette lettre est tantôt une voyelle et tantôt une consonne, ordinairement la consonne s. Ex. : âge pour eage, flûte pour flaute, pour deu, assidûment pour assiduement, rôle pour roole, le nôtre pour le nostre, croître pour croistre, âne pour asne (latin asinus), âme pour anme (latin anima). Quelquefois l'accent circonflexe est employé sans motif comme dans grâce.
Le tréma. 
Le tréma (¨) se place sur toute voyelle qui doit se prononcer comme si elle était isolée. Ex. : Haïr, aiguë.

La cédille. 
La cédille (¸) se place sous les c auxquels on veut donner le son de l's. Ex. : Façon, je reçois.

Au XVIe siècle, lorsqu'on voulait donner au c le son de l's, on plaçait sur le c un petit s. Un peu plus tard, on mit cet s au-dessous du c. Telle est l'origine de notre cédille moderne.
Le trait d'union.
Le trait d'union (-) sert à lier deux ou plusieurs mots. Ex.: Venez-vous, arc-en-ciel, dix-neuf. On le place  :
1° Dans les phrases interrogatives entre le verbe et le pronom sujet qui le suit. Ex. : Venez-vous?

2° Entre un verbe à l'impératif et les pronoms qui le suivent immédiatement. Ex. : Dites-moi, portez-la, allez-vous-en.

3° Entre même et le pronom qui le précède. Ex. : Toi-même, lui-même.

4° Entre ci, là et le mot qui les précède ou qui les suit. Ex. : Cet homme-ci, ce lion-là, celui-ci, là-dessus, ci-contre.

5° Dans quatre-vingts, quinze-vingts.

6° Pour unir certaines parties d'un nombre. Ex. : Dix-neuf, soixante-quinze, cent quarante-neuf.

7° Avant et après la lettre t dans les verbes interrogatifs, lorsqu'ils sont à la troisième personne du singulier et qu'ils finissent par une voyelle. Ex. : Aime-t-il? marchera-t-elle?

8° Entre les éléments d'un mot composé. Ex. : Chef-d'oeuvre, coq-à-l'âne, la Charité-sur-Loire, peut-être.

L'apostrophe. 
L'apostrophe (') remplace une des voyelles a, e, i, devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet.

L'apostrophe remplace a dans la article ou pronom. Ex.: L'adresse, l'hirondelle, je l'annonce.

L'apostrophe remplace e

1° Dans le, je, me, te, se, ce, de, ne, que. Ex. : L'oiseau, j'étais, il s'abat, d'honneur.

2° Dans lorsque, puisque, quoique, devant un, une, il, elle, ils, elles, on. Ex. : Lorsqu'un homme veut; puisqu'ils exigent; quoiqu'on le défende.

3° Dans quelque devant un, autre. Ex. : Quelqu'un, quelqu'autre.

4° Dans entre et presque faisant partie d'un mot composé. Ex. : S'entr'égorger; presqu'île.

L'apostrophe remplace i dans si devant il, ils. Ex. : S'il parle; s'ils viennent.
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