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Sexe
(biologie).
- Confomation particulière de l'être vivant, qui lui
assigne un rôle spécial dans l'acte de la génération
(sexe masculin, sexe féminin). La nature des éléments
fécondateurs (gamètes mâles : spermatozoïdes,
gamètes femelles : ovules) détermine,
au travers de leur composition chromosomique, la sexualité,
l'apparition de caractères spéciaux (caractères secondaires),
et qui font que tel individu est dit mâle ou femelle. On réserve
habituellement le nom de mâle à l'individu dont les éléments
fécondateurs sont petits et mobiles, et de femelle à celui
dont les éléments reproducteurs sont gros et immobiles; mais
cette distinction n'a rien d'absolu. Quand les deux sexes si réunis
sur un même individu, cet individu est dit hermaphrodite.
Les neutres (fourmis, abeilles
ouvrières), peuvent être considérés comme des
hermaphrodites chez lesquels sexe ne s'est pas différencié;
il en est de même des organismes parthénogénétiques,
bien que ces derniers soient considérés comme femelles, en
raison, non de la nature de l'élément reproducteur, mais
des appareils annexes.
Chez les plantes,
il existe des organes mâle et femelle. Si ces organes sont réunis
dans la même fleur, celle-ci est dite hermaphrodite.
Au contraire. les organes reproducteurs sont nettement séparés,
la fleur est sexuée. Une plante peut porter, en même temps.
des fleurs mâles et des fleurs femelles : elle est alors monoïque.
Si, au contraire, il n'existe qu'une seule sorte de fleur pour chaque plante,
elle est dioïque. Bien entendu. et contre
l'habitude dans certaines campagnes, est dite le femelle la plante qui
porte la graine, mâle celle qui contient
le pollen.
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Michèle
Riot-Sarcey, De
la différence des sexes - Le genre en Histoire, Larousse,
2010.
2035839831
Depuis
une quinzaine d’années, on assiste au renouvellement des études
historiques concernant le pouvoir, grâce à l’utilisation d’un
nouveau concept appelé le genre. « Le genre est une grille
de lecture, une manière de penser le monde et le politique à
travers le prisme de la différence des sexes ». Ainsi en sept
chapitres, qui vont de l’Antiquité romaine à nos jours en
passant par la démocratie athénienne, l’empire de Byzance,
le Moyen Âge occidental et l’Ancien Régime, ce livre collectif
revisite l’histoire en essayant de montrer comment la différence
des sexes a structuré les sociétés à travers
les âges. Condamnée aux tâches domestiques, les femmes
sont les oubliées de l’histoire. Pour autant, bien souvent lorsque
l’on étudie chaque période on s’aperçoit de leur présence
y compris dans les sphères du pouvoir, alors même que les
préjugés leur en interdisent l’accès. C’est donc à
une relecture de l’histoire que s’intéressent les auteurs qui permet
ainsi, par l’utilisation du genre, de mieux discerner les ressorts du pouvoir.
(couv.). |
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