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Sensorium ou Sensorium commune  (en grec aisthétérion). - Cette dénomination paraît avoir sa première origine dans la philosophie d'Aristote, d'où elle est passée dans la scolastique et la philosophie moderne. Aristote, eneffet, distingue,d'une part, les sens propres ou particuliers, tels que la vue, l'ouïe, etc., qui ne nous font connaître chacun qu'une propriété spéciale des objets extérieurs, et un sens commun, qui centralise et réunit les données des précédents de manière à nous faire connaître les objets extérieurs dans la réalité concrète, c.-à-d. avec, l'ensemble de leurs propriétés

Les sens propres ont des organes externes, oeil, oreille, etc. ; l'organe du sens commun devait être nécessairement interne : c'étaitla région du cerveau où viennent aboutir et se rencontrer les prolongements des organes externes affectés aux différents sens particuliers. Cet organe supposé était proprement le sensorium commune, centre cérébral où les sensations sont rapprochées, combinées entre elles, fusionnées avec des images, des souvenirs, etc., en un mot, transformées en perceptions.  C'était, en général, cet organe que l'on considérait comme le siège de l'âme elle-même; de sorte que, sur l'un ou sur l'autre sujet, les hypothèses philosophiques ont subi à peu près les mêmes variations. 

Après qu'on ait abandonné l'idée d''un "organe du sens commun" le mot de sensorium a continué d'être employé par les physiologisqtes du XIXe siècle pour désigner, en dehors de toute hypothèse, la partie du cerveau, quelle qu'elle soit d'ailleurs, où se font la comparaison consciente des sensations et l'élaboration de la pensée.

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Dictionnaire Idées et méthodes
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