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Saveur (physiologie),
sapor
des Latins. - On appelle ainsi une qualité particulière de
certains corps, perçue par le sens du goût
et qui constitue ainsi ceux que nous désignons sous le nom de sapides
ou savoureux en opposition avec ceux qui sont dépourvus de cette
qualité, et que, pour cette raison, on appelle insipides, c'est-à-dire
sans saveur. Cette qualité perceptible, n'étant dans les
corps qu'une manière d'être relative, n'existe donc réellement
que par le rapport établi entre le corps sapide et l'organe destiné
à en recevoir l'impression. De la même façon que l'odeur,
la saveur est la réponse physiologie à l'action de certaines
molécules sur des récepteurs chimiques particuliers
de l'organisme; en l'occurence ceux qui se situent sur la partie supérieure
de la langue.
On
a beaucoup discuté dans le passé pour connaître la
cause immédiate de la sapidité des corps; les chimistes avaient
imaginé l'existence d'un principe particulier qui leur était
uni et dont il était distinct; d'autres avaient voulu que la saveur
dépendit de la forme particulière des molécules des
corps, rondes, angulaires, pointues et produisant des sensations, sapides
en rapport avec leurs formes. Enfin il en est, et entre autres Maquer,
qui ont placé la cause de la sapidité dans une sorte d'action
chimique des corps.
Le nombre des saveurs est immense et il en
existe pour ainsi dire autant que de corps sapides, chacun ayant en lui
la sienne propre; de plus, mille circonstances peuvent en faire varier
la sensation, ainsi le mélange des corps sapides dans des proportions
différentes, les habitudes, les âges, l'état physiologique
des individus, la faim, la soif, la réplétion où la
vacuité de l'estomac, etc: Cette diversité
infinie des saveurs a excité le zèle des classificateurs;
ainsi on les a divisées en acides, acerbes, salées, âcres,
douces, sucrées, fades, nauséeuses, etc. Mais, ainsi que
nous l'avons dit plus haut, on sait combien l'habitude, par exemple, modifie
cette sensation, puisque nous voyons tous les jours une saveur, désagréable.
d'abord, devenir plus tard un condiment, un assaisonnement recherché.
(F.-N.). |
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