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Saut (physiologie),
Saltus
des Latins. - Mode de progression dans lequel, par un mouvement général
du corps, celui-ci est détaché
du sol, élevé de terre et projeté en l'air à
une certaine hauteur, d'où il retombe ensuite par le fait seul de
son poids. Le saut est le résultat de la flexion, puis de l'extension
brusque des articulations des membres.
Sous l'action de cette détente, qui opère à la façon
d'un ressort, le corps est détaché de terre et lancé
dans une direction donnée, en suivant, comme le ferait un objet
inanimé, une courbe parabolique. La longueur ou la hauteur du saut
lui-même, c.-à-d. la forme et la dimension de la parabole
décrite, ne dépendent, en principe, que de la vitesse initiale
imprimée au corps, et celle-ci est en raison tant de la longueur
des leviers articulaires que de la force des muscles correspondants et
du moindre poids relatif de l'animal.
Le saut ou bond est chez certaines espèces
animales le mode de locomotion normal; ainsi, parmi les
mammifères,
le lièvre, le kangourou; parmi les insectes,
les sauterelles, les puces, parmi les batraciens,
les grenouilles, etc. D'autres espèces, au contraire, et ce sont
les plus nombreuses, ne l'emploient que pour la course : chat, chien, cheval,
etc. Quant à l'humain, ce n'est qu'exceptionnellement qu'il y recourt.
Pour le produire, l'humain fléchit d'abord toutes les articulations
du corps, la tête
en avant sur le cou, le rachis
sur le bassin, le bassin sur la cuisse,
la cuisse sur la jambe, etc.; à cette flexion
générale il fait succéder une extension soudaine;
le corps est projeté en haut, détaché du sol et lancé
en l'air. Les autres mouvements qui, dans la gymnastique, accompagnent
le saut : élévation des bras,
ploiement ou redressement du tronc, etc., ne servent, d'une façon
générale, qu'au maintien de l'état d'équilibre
et au franchissement plus aisé des obstacles. |
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