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Les quatre planètes
géantes du Système solaire
sont accompagnées de nombreux satellites.
Chacun de ses ensembles forme, comme on l'a souvent dit, un « système
solaire en miniature ». Corps composés de glace (eau principalement,
mais aussi ammoniac et méthane) et de roche (silicates) mêlées,
certains de ces satellites appartiennent à la famille des planètes
naines. Ils sont relativement gros, d'une taille souvent comparable
à notre Lune ,
approximativement sphériques, et leur structure actuelle résulte
de processus évolutifs complexes.
D'autres satellites sont plus petits (souvent
de l'ordre de quelques dizaines de kilomètres) et de forme irrégulière,
et s'apparentent davantage aux petits corps du Système
solaire, en particulier aux astéroïdes ,
parfois à des noyaux cométaires .
La plupart pourraient d'ailleurs n'être que des astéroïdes
capturés et satellisés par leur planète de tutelle.
La liste de ces petits objets souvent recouverts d'un matériau sombre
qui rend leur détection difficile n'est pas close, et l'on en découvre
régulièrement de nouveaux.
Rotations
synchrones - Les satellites des planètes géantes (à
l'exception du petit satellite saturnien Hypérion,
dont la rotation est chaotique) ont leur période de rotation synchronisée
sur leur période de révolution, si bien que – comme la Lune
– ils présentent toujours la même face à leur planète
de tutelle. Herschel
avait déjà déduit cela de la variation d'éclat
des satellites de Jupiter ,
qu'il avait à juste titre attribuée à des variations
de la réflectivité de leurs surfaces.
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Inventaire |
Le
système jovien
Les satellites répertoriés
de Jupiter
dépassent actuellement la soixantaine.
Quatre sont des planètes
naines. Il s'agit de Io, Europe,
Ganymède
et Callisto. Ces satellites, lacés sur
des orbites presque circulaires et très
proches du plan équatorial de Jupiter, ont été découverts
par Galilée
en 1610. On les appelle pour cette raison les satellites galiléens .
Les
satellites galiléens
Ce groupe de quatre
montre déjà une belle diversité :
Callisto,
composé aux deux-tiers de glace d'eau, est plus gros que Mercure
et a une surface très ancienne, fortement cratérisée.
Io,
principalement composé de roche, a, au contraire, une surface extrêmement
jeune, renouvelée par une activité volcanique intense.
On a identifié sur cette planète naine plus de cent volcans,
dont plusieurs actuellement en activité. Ce sont les rejets soufrés
de ces volcans qui donnent à la surface de cet objet sa couleur
unique.
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Eruption
volcanique sur Io (calderas de Tvashtar Catena),
vue
par la sonde Galileo, le 25 novembre 1999.
Europe,
dans une situation intermédiaire a, comme Io, une taille équivalente
à celle de la Lune. Sa surface de glace relativement lisse pourrait
abriter dans ses entrailles un vaste océan liquide.
Quant à Ganymède,
qui est la plus grosse des planètes naines, c'est de la glace d'eau
à 90%. On y observe des terrains anciens, mais aussi de grandes
bandes plus jeunes, que l'on interprète comme le résultat
de l'épanchement par de grandes fissures d'un matériau initialement
liquide (eau et ammoniac) monté des profondeurs. .
Les autres sont à ranger dans la famille
des petits corps. Ils ne dépassent pas quelques
kilomètres de diamètre, et sont en fait de gros blocs de
roche. Peut-être des astéroïdes
capturés. Ce sont les petits satellites de Jupiter. |
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Les
petits satellites de Jupiter
Ces petits corps,
qui ne sont probablement pas tous encore répertoriés se regroupent
en plusieurs familles d’orbites.
De couleur
rougeâtre, les quatre plus proches de Jupiter (Adrastée, Métis,
Amalthée
et Thébé), circulent sur des orbites circulaires et peu inclinées
par rapport au plan équatorial de Jupiter. Ces orbites sont toutes
situées à l’intérieur de celle d’Io.
Huit autres, placés
sur des orbites plus elliptiques et inclinées, se subdivisent eux-mêmes
en deux sous-groupes : Léda, Himalia, Lysithée et Elara circulent
sur des orbites très voisines. Quant à Anankè, Carme,
Sinope et Pasiphaé, ils ont des orbites très éloignées
et aux caractères plus disparates. Contrairement aux autres qui
se déplacent selon le sens direct, ces derniers circulent sur des
orbites rétrogrades.
Les accompagnateurs
de Jupiter
Outre son système
de satellites vrais, Jupiter possède tout un ensemble d'objets accompagnateurs
(astéroïdes et noyaux
cométaires), dont les orbites sont liées à celles
de la planète géante. Il se répartissent
en deux groupes d'astéroïdes troyens et en comètes
joviennes.
Les troyens
(ou lagrangiens) de Jupiter sont des astéroïdes circulant
sur la même orbite que la planète géante, et qui par
leur couleur très sombre rappellent les quatre satellites les plus
extérieurs de Jupiter, signe peut-être d'une origine commune.
Ils forment deux groupes, dont les noms se partagent selon qu’ils se réfèrent
à l’un ou l’autre camp de la guerre de Troie
( Iliade )
: ce qui précèdent Jupiter (environ d'une soixantaine de
degrés) sont les Grecs (Ulysse, Achille, Agamemnon…), et ceux qui
suivent la planète sont les Troyens proprement
dit (Enée, Priam, Anchise…).
Les comètes
joviennes forment une famille d’objets dont la période orbitale
est assez courte (moins de 20 ans), et que leur orbite proche du plan écliptique
rend très sensibles aux perturbations
de Jupiter. Au point d'ailleurs que certaines de ces comètes
pourraient même être rangées dans la catégorie
des satellites de Jupiter. Peut-être ne le fait-on pas car cette
famille de corps circule sur des orbites très instables, et donc
temporaires. Témoin l’aventure qui a terminé en 1994 l’existence
de la comète Shoemaker-Levy 9, capturée
par Jupiter, avant d’être détruite par les effets de marées
induits par la planète géante, puis engloutie purement et
simplement…
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Le
système saturnien
Une foule de satellites entoure Saturne .
Une trentaine ont été repérés à ce jour.
Sept de ces objets sont à ranger dans la faille des planètes
naines :Titan, qui mesure plus de 5000 kilomètres
de diamètre, et Mimas,
Téthys,
Dioné,
Rhéa,
Japet
et Encelade, de tailles plus modestes.
Vue
rapprochée de Japet : noir sur blanc ou blanc sur noir?
Le plus gros de ces objets, Titan, est
principalement formé de roche et dans une moindre mesure de glace.
De plus c'est la seule planète naine du Système
solaire à posséder une enveloppe
atmosphérique importante, comparable à celles des planètes
telluriques.
Les autres gros satellites de Saturne apparaissent
plutôt comme de grosses boules de glace, avec de la roche en proportion
plus faible, surtout Encelade, apparemment très pauvre en silicates.
Comme les satellites galiléens de Jupiter,
ils présentent une grande diversité. Mimas et Rhéa,
par exemple, ont des surfaces très anciennes. Ils conservent sous
la forme de nombreux cratères
la trace des bombardements de météorites au début
de leur histoire. C’est peut-être aussi à un impact que l'on
doit la grande balafre qui barre la surface de Téthys. Encelade,
bien que de très petites dimensions, possède pour sa part
une surface lisse et presque dépourvue de traces d'impacts.
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| Nom |
Demi-grand
axe |
Rayon |
| Mimas |
186 000 |
196 |
| Encelade |
238 000 |
250 |
| Téthys |
295 000 |
530 |
| Dioné |
377 000 |
560 |
| Rhéa |
527 000 |
765 |
| Titan |
1 222 000 |
2575 |
| Japet |
3 561 000
|
730
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Les
principaux satellites de Saturne.
Le
demi-grand axe et le rayon sont donnés en kilomètres.
Quant aux petits satellites de Saturne,
ce sont de petits corps, très analogues par leur forme irrégulière
aux astéroïdes :
Petits
satellites de Saturne - On citera en partant de l’intérieur
jusqu’à la périphérie du système : Pan, Atlas,
Pandora
et Prométhée,
Janus et Epiméthée,
Calypso
et Télesto, Hélène,
Hypérion,
et Phoebé.
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Les
satellites d'Uranus
Début 2008, on répertoriait
27 satellites autour de
Uranus .
On
en fait parfois les débris agglomérés d'un corps de
la masse de la Terre, entré en collision
avec leur planète .
On
leur donne habituellement les noms de personnages des pièces de
Shakespeare .
Les cinq plus gros sont des planètes naines
: Miranda, Ariel,
Umbriel,
Obéron
et Titania. Ils dépassent les mille kilomètres
de diamètre. Les autres, très sombres, ont en moyenne une
soixantaine de kilomètres de diamètre. Ils appartiennent
à la famille des petits corps. Ce sont : Cordélia,
Ophélie, Bianca, Cressida, Desdémone, Juliette, Portia, Rosalinde,
Mab, Bélinda (dont le nom est cette fois tiré d'une oeuvre
de Pope ,
The
Rape of the Lock), Perdita, Puck, Cupidon, Francisco, Caliban, Stephano,
Trinculo, Sycorax, Margaret, Prospero, Setebos et Ferdinand.
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Gros
plan sur la surface tourmentée de Miranda.
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Les
satellites de Neptune
A ce jour, la plus éloignée
des planètes géantes a révélé treize
satellites (1er janvier 2008). Un seul
est à ranger dans la famille des planètes naines : Triton,
découvert à Liverpool par W. Lassell
en 1846, et que l'on décrit souvent comme un jumeau de Pluton.
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Rainures
à la surface de Triton.
Les autres satellites de Neptune
sont des petits corps qui ne dépassent pas la centaine de kilomètres
de diamètre. Ces petits satellites sont de forme irrégulière,
extrêmement sombres, et couverts de cratères. Ces petits corps
sont : Protée, Néréïde,
découvert par G. Kuiper
en 1949, Larissa, Galatée, Naïade, Thalassa et Despina,
découverts grâce à la sonde Voyager 2 en 1989, et,
enfin, Sao, Laomédie, Neso, Halimède et Psamathe, découverts
depuis la Terre (Cerro Tololo et Mauna Kea) en 2002-2003. |
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