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Rire (physiologie),
risus
des Latins. - Phénomène d'expression qui se manifeste par
un mouvement convulsif des muscles de la respiration
et de la voix, accompagné d'un épanouissement
de la face exprimant normalement la gaieté. ll consiste dans une
succession de petites expirations bruyantes, interrompues, diversement
modulées, dans lesquelles se produisent des sons déterminés
par le passage brusque et entrecoupé de l'air à travers le
larynx.
Il y a en même temps des mouvements forcés de déduction
de la bouche et expansion joyeuse des traits de
la face.
Ces divers phénomènes peuvent
être portés à un point extrême; de là,
entrave à la circulation pulmonaire,
suspension momentanée de la respiration, que l'on a vu aller jusqu'à
l'asphyxie et à la mort. Du reste, l'expression de joie que présente
la face est l'exagération du sourire, qui n'est lui-même qu'une
espèce d'épanouissement de joie modérée et
de bienveillance dans lequel les phénomènes de la respiration
n'ont aucune part. Tous ces changements, d'ailleurs, qui sont plus ou moins
prononcés, plus ou moins subits, sont involontaires et suscités
par des circonstances extérieures, telles que la vue ou la narration
de quelque chose de gai, de plaisant ou de ridicule.
Le rire s'observe aussi quelquefois dans
les maladies; dans certains cas, le rire est un véritable mouvement
convulsif, souvent très pénible et très douloureux.
On sait qu'il est quelquefois déterminé par la respiration
du protoxyde d'azote, que l'on appelle pour cette raison gaz hilarant (du
latin hilaris, gai). On assure que le nom de rire sardonique donné
à un de ces rires maladifs lui vient de ce qu'il est provoqué
par une espèce de Renoncule, probablement
la renonc. des marais, ou renoncule. scélérate, qui croissait
surtout en Sardaigne, d'où les anciens l'avaient appelée
Sardonia ou Sardoa. Pausanias ,
Dioscoride ,
disent que lorsqu'on en mangeait, on périssait en ayant l'air de
rire. (DGS). |
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