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La richesse
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Par richesse on entend communément toute Chose matérielle qui peut servir à la satisfaction des besoins de l'humaine. Nous excluons donc de l'idée de richesse, contrairement au sentiment de quelques économistes (Garnier, J.-B. Say, etc.), les produits immatériels qui résultent de l'application de nos facultés aux idées du vrai, du beau et du bien. D'autre part, nous prenons ici le mot « besoin » dans son sens le plus général pour « tout désir de possession » d'un objet, que cet objet soit utile ou agréable, nécessaire ou superflu, noble ou méprisable. Pour être considérée comme richesse, il suffira donc qu'une chose puisse servir à l'un de nos besoins.

Ajoutons cependant que, pour tout humain sensé, la vraie richesse ne consiste que dans l'abondance des denrées utiles (de Champagny), et non dans l'abondance de l'or ou la multiplication des objets de luxe.

Les richesses sont communes ou appropriées : les richesses communes, telles que l'air, l'eau de la mer, la lumière, etc., sont utiles, mais n'ont pas de valeur, parce qu'elles sont illimitées; Les richesses appropriées appartiennent à quelqu'un; seules, elles ont de la valeur, et par suite seules, à l'exclusion des richesses communes, elles peuvent être l'objet de l'économie politique.

Il n'en faut pas davantage pour comprendre que le fait primitif qui sert à tous les autres faits économiques de point de départ, c'est la propriété ou du moins la possession.

Les richesses appropriées sont : naturelles, comme les fruits sauvages, ou produites par le travail de l'humain, comme les tissus, l'ameublement, l'électroménager, etc. La chose sur laquelle s'exerce le travail de production est la matière première.

Valeur, utilité. 
L'utilité est la qualité qui rend les choses propres à nous servir. La valeur est la propriété qu'ont les choses utiles (les richesses) de devenir, dans certains cas, la matière d'un troc, c'est-à-dire de pouvoir être échangées. 

Toute chose douée de valeur a de l'utilité; mais toute chose utile n'a pas nécessairement de la valeur économique : par exemple, l'air, le soleil; il faut qu'elle soit en outre, rare, appropriée, transmissible. La valeur d'une chose estimée en espèces monnayées est son prix; c'est la forme habituelle de l'échange. (P. Régnault).

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