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Raie spectrale, Spectre de raies. - Lorsqu'on disperse un rayonnement lumineux pour former un spectre*, on constate dans de nombreux cas (notamment lorsqu'il s'agit de rayonnements astronomiques) que des radiations, correspondant à certaines longueurs d'ondes ou fréquences sont plus faible, voire absentes, et que d'autres en revanche sont très intenses. Cela se traduit sur le spectre sous forme de raies sombres (raies en absorption) ou brillantes (raies en émission) respectivement.

Les conditions de température et de pression, ainsi que la présence ou non de champs magnétiques et électriques influent sur les caractéristiques d'un tel spectre. Certaines raies peuvent être plus ou moins larges, plus ou moins floues, elles sont parfois dédoublées. Mais ce qui le paramètre fondamental est la composition chimique du gaz impliqué. La succession de ces raies forment des ensembles ou systèmes qui sont d'abord caractéristiques des éléments chimiques responsables de l'émission (ou de l'absorption) des radiations concernées. Et c'est donc seulement secondairement que l'intensité de ces raies, leur largeur, etc., informent sur les conditions physiques qui dans lesquelles se trouvent ces éléments. 

Les spectres en émission*. - Un spectre en émission correspond à un système de raies brillantes apparaissant dans le spectre de la lumière, d'un atome, d'une molécule, ou plus généralement d'un gaz dilué, porté la plupart du temps à haute température. Dans le cas des étoiles très chaudes, ces raies brillantes se superposent au spectre continu. Elles traduisent  normalement l'émission du gaz très chaud situé qui constitue la couronne de l'étoile. Les spectres en émission sont cependant plus fréquents dans les régions chaudes du milieu interstellaire : ils caractérisent la lumière émise par les nébuleuses brillantes. La couleur rougeâtre qu'elles affectent souvent étant due à  l'émission de l'hydrogène qu'elles renferment en abondance. On notera qu'il existe aussi des raies d'émission en provenance de gaz très froids, et qui s'observent dès lors dans les domaines micro-onde et radio. C'est le cas de l'émission à 21 cm de longueur d'onde par les atomes d'hydrogène dispersés dans des nuages froids du milieu interstellaire
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Les spectres en absorption. - On parle de spectre en absorption* pour définir un spectre composite, formé d'un  spectre de raie sombres qui se détachent sur le fond fond brillant d'un spectre continu. La composante continue peut provenir de n'importe quelle source située en arrière plan. Dans le cas des étoiles, c'est la région profonde de leur photosphère. La composante discrète est, pour sa part, causée par l'interposition de gaz entre la source du fond continu et l'observateur. Ce pourra être le gaz des couches supérieures d'une atmosphère stellaire (L'atmosphère du Soleil), mais aussi un nuage de gaz interstellaire sans rapport avec l'étoile, ou même l'air de notre atmosphère. Dans tous les cas, les particules du gaz interposé interceptent et absorbent plus ou moins complètement les radiations qui les traversent à des longueurs d'ondes bien définies. Ces radiations sont donc atténuées ou même complètement absentes de la composante continue du spectre. Comme dans le cas des spectres en émission, le système de raies, distribué dans les deux cas de la même façon, constitue une sorte de code-barre qui caractérise les atomes intercepteurs (leur nature d'abord, puis les conditions physiques dans lesquelles ils se trouvent). 
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Dictionnaire cosmographique
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