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Plus et
Moins
(mathématiques). - L'usage des expressions
plus
et moins et des signes + et - qui leur correspondent est si général
en algèbre que nous n'imaginons pas comment
on a pu jamais faire des mathématiques sans le secours de cette
notation. Il est cependant incontestable que cette façon de représenter
l'addition et la soustraction
est relativement moderne.
Cantor l'a établi
dans ses remarquables
Leçons sur l'histoire des mathématiques,
où il rapporte les travaux de Le Paige et Zangemeister sur cette
question d'histoire. À ce sujet, et précisément à
l'instigation de Cantor, une note fort intéressante a été
publiée par G. Eneström dans l'Intermédiaire des
mathématiciens
(1894, p. 119). Il en résulte que l'usage
des signes + et - n'est pas antérieur au XVe
siècle,
tandis que celui des mots plus et moins remonte au moins
à Léonard de Pise (commencement
du XIIIe siècle). Il semble, et
Eneström est de cet avis, que les signes + et - sont de simples abréviations
des mots plus et moins ou peut-être des lettres p
et m déformées. Le premier ouvrage où on les
ait rencontrés, autant que nous le sachions, est la Behende und
hübsche Rechnung de Widmann (1489). Estienne de La Roche, dans
son Arismétique (Lyon, 1520, 1538) note plus et moins, respectivement,
de la façon suivante : p, m. L'introduction des signes a
été opérée d'abord en Allemagne, et elle paraît
n'avoir été adoptée que plus tard par les Français
et les Italiens, après les publications de Stifel. (C.
A. L.).
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