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Sous le nom de phyllites,
on comprend les minéraux qui se divisent
en fines lamelles, et qui sont aussi des silicates d'alumine où
entrent souvent du fluor, du fer, de le magnésium.
Le couteau les entame aisément et l'ongle peut les rayer. Au premier
abord, on est tenté de les confondre avec le gypse
qui se divise aussi en fines lamelles mais le gypse est cassant, tandis
que les phyllites ne le sont pas. On distingue deux sortes de phyllites
: les micas, qui sont élastiques, et les chlorites, qui ne le sont
pas.
Les micas
sont des silicates d'alumine et de potasse, avec ou sans magnésium:
ils se reconnaissent à leurs lamelles flexibles, divisibles presque
à l'infini en feuilles minces. Ils présentent différentes
teintes : le brun, le vert, le noir, le blanc d'argent, le jaune d'or.
Les principales variétés sont : la muscovite,
la séricite, le lépidomélane, la biotite,
la phlogopite, etc.
Tantôt le mica
est en larges feuilles translucides (on s'en est servi pour faire des vitrages);
tantôt le mica est en petites paillettes brillantes disséminées
dans les pierres et dans les sables : ce sont ces paillettes de couleur
jaune d'or qu'on employait autrefois, sous le nom de sable d'or,
pour sécher l'écriture.
Les chlorites sont en feuilles vertes,
flexibles, mais non élastiques : ce sont des silicates d'alumine,
avec du magnésium, du fer et de l'eau. On trouve
les chlorites en abondance dans les terrains granitiques
et schisteux des
Alpes et de la Bohème. Onctueux au toucher, ils se laisseraient
aisément confondre avec les talcs verts.
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