| . |
| |||||||
|
La peinture en Scandinavie jusqu'en 1900 |
| Norvège.
L'école de peinture norvégienne est toute moderne. Les tableaux antérieurs au XIXe siècle, de nature religieuse, se rattachent tous à des écoles étrangères et on ne saurait y reconnaître une tradition artistique propre à la Norvège Adolf Tidemand (1814-1876)
et son ami Hans Gude (1825-1903) se
rattachent tous deux à l'école de Dusseldorf
Une Noce dans le Hardanger, par Tidemand et Gude (1848). A la même génération appartiennent encore les paysagistes : Morten Müller (1828-1911), Erik Bodom (1829-1879), etc.; les peintres d'histoire Knud Bergslien (1827-1908), P.-M. Arbo (1831-1892), V.-S. Lerche (1827-1892), etc. Si dans les artistes qu'on vient de citer l'influence de l'école de Dusseldorf se fait encore plus ou moins sentir, on ne la retrouve plus chez Carl Sundt-Hansen (1841-1907), le plus remarquable successeur de Tidemand, ni chez Ludvig Munthe (1841-1896), un paysagiste à la manière de la grande école française. D'autres feront encore leurs études
à Karlsruhe
Mère endormie avec un enfant, par Christian Krohg (1883). On ne saurait, dans cette liste, forcément
incomplète mais qui suffit à donner une idée du développement
pris par la peinture en Norvège à la fin du XIXe
siècle et au début du siècle suivant, omettre
ni Edvard Munch (1863-1944), peintre
très personnel, plus poète parfois que peintre (l'Enfant
malade, Nuit d'été, Angoisse, le Cri, etc.), ni Gerhard
Munthe (1849-1929), qui a produit,
en s'inspirant des anciens procédés nationaux, une véritable
révolution dans l'art de la tapisserie
(Sigurd, le Roi et la Paysanne, Illustration des sagas, etc.), ni
enfin l'excellent aquafortiste Johan Nordhagen (Arne Garborg, les Vieillards
solitaires, portrait de
Nansen, etc., Exposition
de 1900).
Madone, par Edvard Munch (1895). Suède.
Nombreux sont les artistes suédois
au XVIIIe siècle
en 1735, K.-G. Tessin avait fondé
l'Académie des beaux-arts - mais, sauf
les deux Lorens Rasch, le père (1702-1766)
et le fils (1733-1805), K.-P.-G. Pilo
(1711-1793), Pehr Hilleström (1732-1816),
le peintre religieux Per Hörberg (1746-1816)
et quelques autres qui restent en Suède
Pehr Hilleström, Autoportrait. Le portraitiste
K.-F. von Breda (1759-1818) fait la
transition entre cette époque et le XIXe
siècle. C'est de lui que relèvent les peintres
d'histoire, A. Lauréus (1783-1823)
et J.-G. Sandherg (1782-1854). Olof
Södermark (1790-1848) et G.-U.
Troili (1815-1875), son disciple, ont
laissé tous deux, et surtout le premier, des portraits d'une rare
délicatesse, tandis que leurs contemporains K.-F. Kiörboe (1799-1876),
en France et, Egron Lundgren (1815-1875),
en Angleterre, se révélaient
l'un habile animalier et bon portraitiste, l'autre aquarelliste
très vivant et spirituel, et que K.-J. Fahlcrantz (1774-1861),
leur aîné, et N.-J. Blommér (1816-1853),
excellaient dans la représentation des scènes et de la nature
du Nord. Vers le milieu du siècle l'influence des écoles
allemandes est très sensible chez les peintres suédois.
Dimanche soir dans une ferme de Dalécarlie, par Amalia Lindegren (1860). C'est à Munich
ou à Dusseldorf
Le Jeu, par August Malmström (1865). Il est plus difficile de rattacher à
une école, malgré certaines influences assez apparentes,
des peintres aussi scandinaves ou personnels que E. Winge (1825-1896),
et August Malmström (1829-1901),
parmi ceux de la génération précédente et,
parmi les jeunes, Carl Larsson (1853-1919)
: Jour de fête, Devant la glace, etc ., Exposition de
1900;
Anders Zorn (1860-1920) : Mère,
Nuit du 24 juin, Portrait du roi Oscar II, Exposition de 1900;
on encore l'animalier Bruno Liljefors (1860-1939)
: Grues, Grand Duc, Cygnes, etc., Exposition de 1900,
et le portraitiste Oscar Björck (1860-1929)
: Portrait du prince Eugène, du comte Wrangel, etc., Exposition
de 1900.
Portrait de sa femme et de sa fille, par Carl Larsson (1885). Pour finir, encore quelques noms de peintres ayant presque tous figuré avec distinction à l'Exposition universelle de 1900, cités ici un peu au hasard : Per Ekström (1844-1935) : Soleil du matin, etc.; Robert Thegerström (1857-1919) Crépuscule; G. Albert (Nuit sur la côte), R. Bergh (Portrait d'Eva Bonnier, etc.), G. Fjästad, A. Gerle, O. Hesselbom, E. Jansson, Nils Kreuger, G. et Hanna Pauli, A. Sjöberg, C. Wilhemson, etc. Comme aquafortiste, Axel Hägg (1835 - 1921) s'est acquis une grande réputation. Dans l'illustration, C. Larsson, déjà nommé, et Vicke Andrén (1856-1930) sont remarquables. (Th. Cart).
|
| . |