|
|
||
| Atlas | ||

Découverte |
De nombreuses étoiles
très lumineuses formant une figure bien reconnaissable ne feraient
d'Orion |
|||
| Bételgeuse***
est une supergéante rouge distante de 400
années-lumière.
Une magnitude apparente de 0,45 et une magnitude
absolue de 5,14, soit un éclat dix mille
fois supérieur à celui de notre Soleil,
pour cette étoile dont le diamètre est 800 fois plus grand
que celui de l'astre du jour, et sa masse vingt fois plus importante. C'est
la seule étoile (si l'on excepte bien sûr le Soleil) dont
on ait pu observer directement la surface, grâce à des méthodes
interférométriques. Variable à longue période
(environ 2070 jours, pour une magnitude évoluant entre 0,9 et 0,4),
Bételgeuse possède aussi au moins cinq compagnons nains.
On a parfois émis l'hypothèse que l'un d'eux évolue
même à l'intérieur de son enveloppe diluée Rigel, d'une magnitude apparente
de 0,18, est un système Bellatrix est une autre supergéante bleue. Un peu plus chaude que que Rigel, mais moins lumineuse, elle nous apparaît avec une magnitude 1,64. Magnitude absolue : -2,72. Distance : 250 années-lumière. Mintaka est une étoile multiple dont cinq composantes ont été cataloguées. La principale, de magnitude apparente 2,25, appartient au type spectral O9 (température de surface de l'ordre de 35 000 K, magnitude absolue -4,99, soit 10 000 soleils). Étant également une étoile de la famille d'Algol (Persée), c'est-à-dire une variable à éclipses, tous les 5 jours 18h, Mintaka subit l'occultation d'un autre membre du système. La magnitude évolue ainsi pendant cette période entre 2,4 et 2,5. Une troisième étoile est identifiable à 53" d'écart. Distance du système : 800 années-lumière. Alnilam est de magnitude apparente 1,69 et de magnitude absolue -6,38 (30 000 fois la luminosité du Soleil). C'est une géante bleue de type B0, dont un compagnon de magnitude 11 est répertorié. Le système est éloigné de 2000 années-lumière. Alnitak est une supergéante bleue de magnitude apparente 1,74 et de magnitude absolue -5,26 (Dix mille soleils), située à 800 années-lumière. Elle possède deux compagnons écartés de 2,1" et 57", de magnitudes respectives égales à 4,20 et 9,50. Mintaka, Alnilam et Alnitak forment l'astérisme appelé la Ceinture (ou le Baudrier) d'Orion. Saïph est aussi une supergéante de type B0. Magnitude apparente : 2,07. Magnitude absolue : -4,65, équivalente à celle de 3000 soleils. Distance : 700 années-lumière. Heka = Meissa est une supergéante du type O0 de magnitude apparente 3,39 et de magnitude absolue -4,16 (4000 soleils), immergée dans une nébulosité brillante. L'étoile est double. La deuxième composante, écartée de 4", est de magnitude 6.0. Le système est situé à 1000 années-lumière de la Terre. Hatysa = Naïr al-Saïph*** est une autre supergéante O, éloignée de 2000 années-lumière. Magnitude absolue : -5,3 (environ la luminosité de 10 000 soleils). Magnitude apparente : 2,75. C'est une binaire spectroscopique, qui possède en outre, à 11", un compagnon de magnitude 7,30. Tabit = Hassaleh est une étoile de la séquence principale de magnitude apparente 3,19 et de magnitude absolue 3,67 (2,9 fois la luminosité du Soleil). Cet astre qui ressemble à Sirius (Grand chien) se situe à 26,1 années-lumière. D'autres étoiles multiples : Sigma Orionis est quintuple, du
moins si l'on considère ces seules composantes proprement stellaires
connues. Ses deux composantes les plus lumineuses (magnitudes 3,80 et 6,60)
ne sont séparées que de 0,25". Plus accessibles sont les
deux composantes suivantes, l'une de magnitude 8,0 et l'autre de magnitude
10, qui sont écartées de 12". Le cinquième élément,
de magnitude 6 est à 40". Ce système est situé à
466 années-lumière.
Sigma Orionis. Ce système multiple a été désigné par W. HerschelOn signalera par ailleurs, dans le groupe de Sigma Orionis une des premières naines brunes connues, S Ori 47. Elle est de type spectral L1 et sa masse est comprise entre 10 et 20 masses joviennes. Quant à son âge, il ne serait que de 100 000 à 300 000 ans. Rhô Orionis*** est triple et distante de 320 années-lumière. Eta Orionis compte cinq composantes. L'écart entre les deux plus brillantes est de 1". La principale étoile du système est de magnitude apparent 3,35. Magnitude absolue -3,86 (3000 fois la luminosité du Soleil). Distance : 800 années-lumière. 23 Orionis est double. Séparation angulaire des composantes : 31". Magnitudes : 5,0 et 7,20. Thêta-1 Orionis, facile à séparer avec un télescope modeste, est constitué d'un groupe de quatre étoiles formant un astérisme nommé le Trapèze. Ce sont ces étoiles très chaudes qui fournissent toute l'énergie nécessaire à l'illumination de la Grande Nébuleuse d'Orion, au coeur de laquelle elles sont plongées.
Ce système multiple, situé dans la "Gueule du Poisson" de la grande nébuleuse d'Orion, a été découvert en 1787 par W. Herschel, lorsque, pour premier essai de son télescope de 40 pieds, il le dirigea vers ce remarquable objet. II le trouva composé de quatre étoiles rapprochées qui, rangées par ordre d'ascension droite, sont :
|
||||
Excursion |
Des étoiles continuent de se former au coeur de la Nébuleuse. Deux astres très brillants dans le domaine de l'infrarouge appelés, l'un, l'objet de Becklin-Neugebauer, l'autre, qui enchâsse le premier, la nébuleuse Keinman-Low, en particulier, semblent correspondre à des cocons de poussière dans lesquels sont en train de se condenser des étoiles très chaudes et massives. Des images transmises en 1993 par le télescope spatial Hubble montrent par ailleurs la présence au sein du nuage brillant de petits nodules interprétés comme des systèmes planétaires en formation (on parle pour les désigner de proplyds). La Grande Nébuleuse constitue une partie d'une grand nuage de matière qui s'étend sur pratiquement toute la constellation. |
|||
Exploration |
M 78, située
à 1600 années-lumière, est une petite nébuleuse
brillante (magnitude photographique 8,0), dans laquelle est plongée
une étoile de magnitude 10. La lumière de cette nébuleuse
lui provient en grande partie de la réflexion de la lumière
sur la poussière qu'elle contient.
La tête de Cheval = IC 434 = Barnard 33 est une nuage sombre à la forme équine indubitable se détachant sur une nébuleuse brillante associée à l'étoile Alnitak. On ne peut espérer l'observer qu'indirectement, sur des photographies à longue pose. Distance : 1500 années-lumière environ. La Boucle de Barnard est une nébuleuse diffuse très étendue, qui n'apparaît elle aussi que sur les photographies à longue pose. Sa forme suggère qu'il s'agit de gaz soufflé, ou du moins poussé par la pression de radiation, des étoiles du Trapèze. Voici une sélection d'amas ouverts observables dans Orion. Certains sont associés à des nébulosités : NGC 2112, immergé dans la boucle de Barnard, peu concentré, comprend une centaine d'étoiles. Il est situé à 2500 années-lumière. NGC 2186, situé à 6000 années lumières compte une trentaine d'étoiles peu concentrées. Magnitudes 8,70. NGC 2194 compte une centaine d'étoiles. Distance estimée : 12 000 années-lumière. Magnitude 8,50. NGC 2169 comprend une trentaine d'étoiles. Magnitude : 5,90. NGC 1662 est un autre petit amas. Il est de magnitude 6,40 et est situé à 1200 années-lumière. NGC 2175 est un riche amas ouvert
associé à une nébuleuse brillante, situé à
10 000 années- lumière. Il est de magnitude 6,80.
NGC 2175. |
|||
Orion
n'est sans doute pas réputée pour ses galaxies.
On peut en observer pourtant au moins quatre elliptiques
dont la magnitude photographique avoisine 12 :
NGC 1700 qui appartient à un amas qui se prolonge dans l'Eridan, MCG 02-14-001, au nord ouest de la constellation, MCG 01-14-037, au nord-est de Bellatrix, et MCG 01-15-003, à peu près à mi-chemin entre Saïph et Alnitak. |
||||
Curiosités |
Le radiant
des orionides, un essaim d'étoiles
filantes actif entre le 17 et le 26 octobre; maximum le 23 avec un
ZHR
= 25 à 35. Comme celui des eta-aquarides (Verseau), l'essaim
des orionides correspond à des poussières laissées
sur son passage par la comète de Halley,
et qui rentrent dans notre atmosphère
à la vitesse de 66 km/s. Ils sont assez peu lumineux, mais laissent
une traînée persistante.
D'autres essaims, beaucoup plus discrets, ont également leur radiant (non signalé sur notre carte) dans cette constellation : les alpha-Orionides (actifs autour du 12 juillet) sont un essaim diurne, les khi-orionides Nord et les khi-orionides Sud sont actifs respectivement entre le 16 et le 15 décembre, et entre le 7 et le 14 décembre. |
|||
| HH-1 et HH2 (05h36mn 20,8s
- 06°45'13") sont des objets de Herbig-Haro.
Ils constituent les deux éléments d'un jet bipolaire qui
s'extrait du voisinage immédiat d'une étoile
en train de se former à l'abri d'un cocon de poussières
opaques. L'étoile est supposée s'être entourée
d'un disque de gaz et de poussières par lequel transite la matière
qui s'effondre vers elle. Une partie de cette matière cependant,
peut-être canalisée par le champ magnétique de l'étoile,
est recrachée dans l'espace interstellaire
à grande vitesse. Elle peut parcourir, comme ici, des distances
dépassant l'année-lumière.
|
||||
Repérages |
Le tableau ci-dessous donne les coordonnées (époque J2000,0) des objets du ciel profond mentionnés dans cette page : |
| Nom | Ascension droite | Déclinaison |
| M 42 | 05h35m29s | -04°28'16" |
| M 78 | 05h46m34" | 00°00'57" |
| IC 434 | 05h41m25s | -02°47'41" |
| NGC 2112 | 05h53m53s | 00°22'25" |
| NGC 2186 | 06h12m11s | 05°27'06" |
| NGC 2194 | 06h13m49s | 12°47'59" |
| NGC 2169 | 06h08m27s | 13°57'23" |
| NGC 1662 | 04h48m28s | 10°56'07" |
| NGC 2175 | 06h09m47s | 20°19'18s |
| NGC 1700 | 04h56m55s | -02°58'31" |
| MCG 02-14-001 | 05h18m08s | 13°25'02s |
| MCG 01-14-037 | 05h25m36s | 06°35'28" |
| MCG 01-15-003 | 05h41m58s | -05°41'44" |
|
|