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Omega Centauri = NGC 5139 est, avec une magnitude
de 4,17, l'amas globulaire le plus brillant que
l'on puisse observer. Son éclat en fait
un objet visible à l'oeil nu. Sa distance
est estimée à environ 20 000 années-lumière.
Son diamètre apparent est comparable à celui de la pleine
lune.
L'amas rassemble une dizaine de millions d'étoiles
dans une volume d'une cinquantaine d'années-lumière de diamètre.
Il partage avec M 3, dans les Chiens
de Chasse, le record du nombre d'étoiles variables
en son sein. Des travaux récents tendent à voir en Omega
Cen non un véritable amas globulaire, mais la région centrale
d'une galaxie satellite de la Voie
lactée et dont les régions périphériques
auraient été phagocytées par elle.
Il était d'abord
catalogué comme une étoile par Ptolémée ,
puis par Bayer
qui lui a accolé l'étiquette w
comme à une étoile ordinaire.
Découvert par Halley ,
cet amas, situé sur le bord de la Voie lactée, se présente
à l'oeil nu sous la forme d'un objet rond, cométaire, d'éclat
à peu près égal à celui d'une étoile
de 4e grandeur, tandis que dans cette région les étoiles
isolées les plus brillantes sont de 8e ou 9e grandeur.
Dans
une lunette puissante il apparaît comme un globe de 40' de diamètre,
où la lumière croît rapidement vers le centre, et formé
d'innombrables étoiles de la 13e à la 15e grandeur.
Les
photographies qu'en a prises Bailey à Arequipa permettent d'y compter
plus de 6000 étoiles et le nombre total de celles qui le composent
est certainement beaucoup plus grand; ainsi se trouve pleinement confirmée
l'assertion de J. Herschel
qui le désigne comme "le plus riche et le plus grand objet de
cette espèce que renferme le Ciel"; il est d'ailleurs quelque
peu elliptique.
Les
variables dans les amas globulaires ont souvent retenu l'attention. Ces
études ont été principalement faites dans w
Centauri et M 5 (Serpent).
En
ce qui concerne w
Centauri, sur les 6000 étoiles qu'on a dénombrées
dans les photographies, 3000 sont assez brillantes et assez bien séparées
pour pouvoir servir d'étoiles de comparaison dans la découverte
des variables (on ne considère comme telles que celles dont les
variations d'éclat constatées sont supérieures à
une demi-grandeur).
On
a pu constater ainsi l'existence de 125 étoiles variables (soit
un cinquantième du nombre total), et déterminer en outre
les durées de période de 106 d'entre elles. La plus longue
est de 475 jours et la plus courte de 6h 11 mn. 98 de ces étoiles
ont une période moindre que 241, et pour trois d'entre elles elle
est inférieure à 7h; des huit étoiles dont la période
surpasse 24 h, deux l'ont comprise entre un et deux jours, deux entre deux
et trois jours; viennent ensuite des périodes de quatre, quinze,
cent cinquante et quatre cent soixante-quinze jours. En résumé,
l'immense majorité de ces variables ont des périodes
très courtes et même beaucoup plus courtes que la majeure
partie, des variables due nous avons étudiées déjà;
il semble même qu'on ne doive accepter qu'avec grandes réserves
les quelques longues périodes signalées plus haut.
Un
point digne de remarque est la régularité de leur période
on en a suivi plusieurs pendant un millier de périodes, une même
pendant plus de cinq mille, sans y constater aucune irrégularité
[1] (Ch. André, 1900).
[1]
II y a cependant une réserve à faire ici, car en raison de
la durée de pose nécessaire pour obtenir l'image, les variations
d'éclat de l'ordre de celles à constater peuvent bien n'y
pas être discernables.
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