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Nuage. -
Masse constituée, sur TerreNuages interstellaires - Par extension, on utilise aussi le terme de nuages pour qualifier des concentrations, ou des surdensités de gaz (parfois associées à des poussières) détectées dans le milieu interstellaire.Les nuages terrestres. Si une masse d'air contient de l'humidité et qu'elle se refroidisse, soit; selon la règle, en s'élevant dans des couches plus hautes de l'atmosphère, soit pour toute autre cause, il pourra se faire qu'elle devienne sursaturée. En ce cas, son excédent de vapeur d'eau se transformera généralement en gouttelettes dont le diamètre peut varier de 6 à 100 microns (millièmes de millimètre). Cette transformation, comme l'a montré Aitken Reste, on l'a dit, que ces deux catégories
de nuages présentent de nombreuses variantes. Les premiers, Lamarck
Cumulus humilis... signe de beau temps. © Elsa Soucasse. D'autres classifications sont basées plutôt sur l'altitude à laquelle se situent les nuages. La commission internationale des météorologistes, réunie Munich en 1891, avait, elle pris pour base la classification de Abercromby et H. Hildebrandsson, en la modifiant un peu par un comité permanent. Elle se retrouva dans l'Atlas international des nuages, dont la publication avait été décidée lors de la réunion du comité permanent à Upsala, en 1894. Cet atlas, accompagné de figures, distinguait deux formes dans les nuages : les uns sont divisés en fragments, les autres étalés en nappes; en tout, dix espèces. Elle est encore intéressante pour sa simplicité, aussi en voici les principes : Les nuages supérieurs, de 9 000
m d'altitude en moyenne, sont : les cirrus, vulgairement queues-de-cheval,
à structure fibreuse, et les cirro-stratus, forme étalée
et presque homogène des mêmes masses de glace, qui produit
parfois des halos autour du Soleil Les nuages de courant ascendant diurne,
ou cumulus, ont leur base à 1 400 m environ d'altitude. On
les reconnaît à leur forme arrondie de balles de coton. Leurs
sommets sont à 1 800 m. Mais, pendant les journées très
chaudes et humides, les courants ascendants peuvent former de grands bancs,
des masses énormes de cumulo-nimbus, nuages à averses, nuages
d'orage, dont la base est naturellement à 1 400 m, mais dont les
sommets peuvent atteindre à 4, 6, 8 kilomètres et davantage.
Comme ils pénètrent dans les couches glacées, leurs
sommets sont souvent effilochés en cirrus, et forment même
des « champignons » ou «-enclumes-»
de cirrus, qui surmontent leur masse arrondie ou surélevée
en grosses tours. Ces cirrus qui les surmontent, ou qui parfois flottent
autour d'eux, sont de vrais nuages de cristaux de glace; on les a pourtant
appelés « faux cirrus » pour les distinguer des cirrus
ordinaires, qui, formés par le tourbillon ascendant des bourrasques,
ne quittent pas les régions supérieures de 9 à 10
kilomètres d'altitude Mais leur seule différence est dans
la hauteur.
Stratocumulus... là, ça se gâte. © Elsa Soucasse. En règle générale, les nuages d'eau étalés se résolvent en pluie; les nuages d'eau divisés restent en suspension, ainsi que les nuages de glace. La pluie d'orage est le résultat du mélange brusque des cirrus bas, ou faux cirrus, avec les sommets en surfusion, des grands cumulus. (E. Durand-Gréville). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.